hORNS

hORNS


 

Trouver des enceintes de qualité - je ne parle pas de critères audiophiles mais d’une réponse à un besoin mélomane possiblement maniaque de lien direct à l’humain derrière les lignes sur une portée, les instruments, un micro, un générateur de son ou une console de mixage - n’est définitivement pas une sinécure.

Ça n’est pas faute d’en avoir testé et détesté une notable quantité depuis plus d’une décennie maintenant. Des enceintes.

16 ans pour être précis.

16 ans au magasin. Je ne parle pas évidemment des « décades » précédentes de recherche éperdue et d’espoirs déçus.

A l’arrivée, on peut citer qui ? Mulidine, évidemment. Qui a cessé momentanément sa production. Living Voice, oui. ppfff ? Ben oui, mais c’est compliqué et un peu élitiste. Atlantis Lab

 

Parfois, des objets nous ont semblé intéressants, soit… Sans faire le trou, sans remettre nos repères en question, sans nourrir correctement notre insatiable soif de musique.

Nous avons fait quelques tentatives d’en proposer quelques-unes. Mais quand on n’est pas convaincus à 100%, je crois que ça se sent.

Surtout un magasin comme staCCato où nous ne sommes pas très bons pour pousser des cartons.

Sont passées quelques enceintes remarquables sur certaines de nos exigences non négociables. Mais ça n’a pas pris. Trop exotiques, pas assez mainstream pour une clientèle pas vraiment aventurière, victime collatérale d’une doxa paresseuse ayant besoin de se rassurer sur les valeurs – hélas majoritairement fausses - de la haute-fidélité.

Depuis plus de quinze ans, nous avons multiplié les écoutes, les visites de divers salons, les plus prestigieux comme les plus obscurs. Pour en revenir le plus souvent dépités par la vacuité de marques éclatantes de flagornerie qui marquent pourtant les esprits de nos contemporains, de la presse, de la fantasmagorie.

Parfois on comprend la raison de l’enthousiasme. Sans être emballés.

Parfois on ne comprend pas du tout. Ou plutôt si : on devine la confusion – voire la schizophrénie - entre l’amour ou l’envie des objets pour leur technologie apparente, leur idéologie doucereuse, leur démonstration de muscles - muscles hollywoodiens, pas sportifs hélas - et le rapport à la musique de consommateurs mélomanes, égarés par la confrontation à une médiocrité moyenne érigée en étendard du bon goût. Ou, plus précisément, du goût politiquement correct.

Parfois c’est démoralisant.

 

Heureusement, l’apparition d’une haute fidélité émergente, venue de pays longtemps placés sous les radars, procure quelques frissons délicieux.

La rencontres avec des gens pas encore usés par le poids de « l’intelligentsia », si j’ose dire alors que je vais parler d’une marque polonaise.

On pourrait évoquer Aries Cerat, Tsakiridis, Tune Audio, Rockna et j’en oublie.

 

Il y a désormais, chez nous en tout cas : hORNS.

 

Une marque rencontrée il y a un paquet d’années à Munich, mais par l’intermédiaire d’un modèle pas facile à envisager dans nos murs : l’Uniwersum.

Il y a eu l’Opéra, déjà plus logeable, mais bon, esthétiquement, ça faisait un peu hifi quand même…

 

Et puis un jour, quasiment par hasard, on découvre la FP10 dont on n’avait pas compris qu’elle était une création hORNS.

Un modèle qui, musicalement, par son engagement sincère, incarné, vivant, cochait la plupart de nos critères ! Dont tous les fondamentaux.

Surprise décuplée en apprenant le prix !

Bon, en revanche, échaudés par des expériences précédentes, on se dit que, esthétiquement, on aura du mal avec ce type de gabarit – que personnellement j’aime beaucoup -, à Nantes en tout cas.

Soit. Mais tout de même, le rapport qualité/qualité - sans même parler du rapport qualité/fabrication/finition/prix - suffisant largement à marquer l’esprit, on se dit que l’aventure est plus que tentante.

 

D’autant que, à cette occasion, on s’aperçoit que ledit fabricant a développé plusieurs gammes ou disons plutôt lignes, dont une affiche des formes plus convenues, appelée Aria.

 

Evidemment, le fait que les enceintes hORNS adoptent un pavillon dans le médium aigu n’est pas pour nous déplaire : qu’on le veuille ou non, cette technique de diffusion pose généralement une colonne vertébrale, une présence organique à part.

C’est le cas ici.

 

Découvrez les descriptions par « ligne ».

 

Ligne Aria 

https://www.staccato-hifi.fr/blog/marques/transducteurs/horns-aria/

Ligne FP

https://www.staccato-hifi.fr/blog/marques/transducteurs/horns-fp/

Ligne Symphony

https://www.staccato-hifi.fr/blog/marques/transducteurs/horns-symphony/

Ah oui, il y a aussi les modèles isolés :

Atmosphère MK 2, une conception qui a l’air plus qu’intéressante, atypique dans la gamme et d’un prix relativement conséquent (6 000 €) pour une petite enceinte (238 x 462 x 365)

Mummy MK 4 au dessin évocateur. Une variation « esthétique » sur le thème de la FP12. (6 500 €)

Uniwersum MK 4, un objet pour le moins sophistiqué, 3 voies entièrement à pavillon, luxueusement équipé et fini. (40 000 €).


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