câbles et accessoires

je suis un supporteur


Pologne

 

Quand on écrivait que des accessoires ne sont pas si accessoires…

Parmi les découvertes intrigantes qui font réviser quelques principes, il y a la gamme de supports de découplage Franc Audio.

Comme estimer qu’aucun accessoire n’est universel, qu’il faut toujours procéder à des essais pour ne pas se laisser berner par l’illusion d’un apport flagrant sur un point précis de la restitution en ne se rendant pas compte de ce qu’on a perdu par ailleurs.

Ou, parce qu’on a été séduit par l’utilisation d’un support de découplage sous un appareil, en placer aveuglément partout sans se rendre compte qu’ils nuisent à certains autres.

 

Aucun danger avec la gamme des supports Franc Audio : nous n’avons à ce jour détecté aucune contre-indication, quel que soit le modèle choisi.

Sachant que la gamme s’étend des petits et tout à fait bénéfiques Ceramic Disc TH, très accessibles (80 € pièce !) jusqu’au gros (et, hum… pas très beaux) Ceramic Disc Classic ou Ceramic Disc Fat Foot à placer sous les enceintes.

 

Le résultat est quasi-magique et nous nous sommes amusés à faire un essai tout bête : égaliser le prix de deux appareils d’une même gamme par les accessoires, le plus cher sans le moins cher avec des Franc Ceramic Disc Classic et un câble secteur supérieur.

Devinez qui sort vainqueur ?…

 

Les supports Franc Audio tiennent à ce jour le haut du podium des supports de découplage, car, outre ce qu’on sait pouvoir attendre de ce type d’objets, aération, dégraissage, souplesse, disparition ou recul de quelques résonances, eux approfondissent la dynamique par le bas, décontractent la bande passante, mais surtout dégagent un déroulé rythmique clairement plus naturel, un sens de la cadence particulièrement détendu, précis, onctueux et expressif.

C’est tout simplement ébouriffant !

 

Au risque de nous répéter, les supports Franc ne vont pas transformer un petit Cambridge en Grandinote, mais quand vous estimez avoir fait les bons choix, ou si vous êtes agacés de quelques effets indésirables de toniques ou résonances dans votre pièce, essayez ces machins tout moches.

Et puis, soit, c’est un budget, mais songez aussi au prix de nombreux meubles « hifi » qui sont souvent un mensonge technique qui plus est souvent laid.

Les supports Franc remplaceront facilement ces objets au profit d’un joli meuble non spécialisé bien choisi.

 

Le catalogue Franc Audio inclut également des plaques de découplages (à penser, par exemple, pour une platine vinyle) et même des meubles, utilisant les mêmes principes mécaniques que les supports.

 

Bon… Pas forcément un régal pour les yeux… Fermez-les et écoutez.


la fée électricité


Allemagne

 

De Mudra Akustik, on a d’abord connu un ensemble de boiboites modulaires, appelé PMS (pour Power Modul System).

Des boitiers à l’apparence « industrielle », fonctionnelle, brute.

Ce qui permet aux différents modules de ne pas coûter une fortune. Et d’aller de plus en plus loin à partir du premier module.

Qui s’appelle Input et a fonction de barrettes. 4 prises seulement, mais si on en veut plus, il y a une possible extension. Il est livré avec un câble secteur, ce qui est une bonne chose car l’entrée dans « Input » se fait par prise Neutrik.

Ensuite on peut rajouter un module Filtre, par exemple, destiné essentiellement aux sources numériques. Ou un module dit « Trafo » (un transformateur d’isolation) Ou les deux. Sachant qu’on peut décider que le module « Trafo » passe ou non par le filtrage.

Pas mal, non ?

On peut choisir la puissance des modules « Trafo » de 250 à 1500 VA. Voilà qui couvre large.

 

Or, rien qu’en branchant le seul module Input, on est saisi par une sensation de propreté soudaine, de stabilité de pilier !

Et les améliorations continueront en installant les autres modules au fur et à mesure.

Bon, ça, d’autres barrettes le font. Mais Input coûte moins de 600 € !

Ah… Tout à coup, ce n’est plus pareil !

 

Ajoutons à cette heureuse nouvelle que Mudra propose aussi des câbles secteurs pour le moins surprenants (qualitativement, j’entends) allant dans le même sens que les modules et dont le plus haut de gamme (Powercord HP) coûte moins de 520 € en 1.5 m. Inutile de préciser qu’il les coûte, mais pourrait valoir bien plus !

 

Ceci n’est qu’une succincte description de la gamme du fabricant allemand, car il y a diverses formes de barrettes, transformateurs d’isolation jusqu’à la série PX Power X-Treme que je recommande d’autant plus chaudement que la plupart des systèmes de ce type que nous avons essayés jusqu’ici nous ont plutôt laissés froid.

 


passe partout


Stéphane, Monsieur Neodio, est un infatigable chercheur.

 

Qui trouve parfois.

 

Ça fait des décennies qu’il travaille sur les câbles de tout type et les barrettes secteur

 

Et il faut bien reconnaître qu’avec sa série Origine, il a trouvé.

 

Deux niveaux de gamme pour modulation (RCA), haut-parleur, secteur.

Des prix encore tenus pour des câbles qui, tous, sont plutôt universels.

Pas de risque à les adopter, pas d’effet néfaste de compensation.

 

A condition d’aimer la transparence et une transmission énergétique franche ainsi qu’une rapidité qui va de bonne à très bonne selon la gamme.

 

Timbres ouverts et harmoniquement déployés, aucune crispation dynamique. Des câbles qui font du bon boulot, tout simplement, à même de secouer les systèmes les plus endormis sans évidemment sombrer dans la moindre caricature ou exagération.

 

Le rapport qualité/prix est incontestablement favorable, et donc merci Stéphane !


illuminatrices


Japon ?

 

Les cellules phonolectrices à bobines mobiles Lyra sont conçues et fabriquées au Japon par Scan-Tech à Tokyo. Chaque modèle est l’oeuvre de Jonathan Carr en collaboration avec Yoshinori Mishima, l’artisan ( artiste ? ) qui les construit entièrement à la main. L’objectif est de reproduire le plus fidèlement possible le contenu du sillon, sans aucune « signature sonore » de la cellule elle-même.

 

Naturel et musicalité


Chaque cellule Lyra emploie un stylet de profil « Ogura PA Line Contact » à très faible masse.
La micro pointe en diamant, méticuleusement taillé et poli, permet un suivi de piste excellent et une grande résolution des moindres détails, avec une usure minimale du sillon.
Grâce au profil retenu, qui assure un excellent contact du diamant avec les parois du sillon, la lecture est peu perturbée par un défaut local ( rayure, poussière, etc. ).

 

De plus, le diamant pénètre dans le sillon à une profondeur normalement non atteinte par d'autres pointes de lecture.
Le résultat ? Moins de bruit de fond et une reproduction unique des disques joués, même usagés. L’utilisation de matériaux légers et non magnétiques pour le corps des cellules ( résonances minimales ), l’absence de coque de protection ( clarté et transparence maximales ) contribuent également au naturel et à la musicalité reconnus mondialement aux LYRA.

 


viv lab TS-SUS2


Je suis toujours méfiant quand on me confie des gadgets à tester et prends généralement la précaution de multiplier les conditions de test, vérifier l’efficacité à long terme etc…

Evidemment, c’est un peu plus difficile lorsqu’on vous propose un couvre-plateau qui demande, pour des tests parlants, de régler la hauteur du bras à chaque aller-retour et donc vérifier le poids sur la pointe etc…

Mais je n’ai pas hésité à prendre le temps d’essayer le TS-SUS2, dernière création de Viv Lab, dont les bras ne cessent de m’émerveiller, considérant que ces gens savent ce qu’ils font.

Ayant reçu la boite mystérieuse sans explication préalable et mon japonais étant rouillé, j’ai d’abord craint qu’il ne s’agisse d’une variante de ces nombreux couvre-plateaux souvent gadgétiques et qui résistent rarement, passées les premières flatteries, à des tests approfondis surtout sur des platines bien conçues.

Dans le cas du TS-SUS2, on peut difficilement parler de couvre plateau dès qu’on découvre l’objet.

Il s’agit en effet d’un cercle d’aluminium dont le rebord multiplement percé semble un peu plus haut que le centre, et dont l’intérieur creusé de larges alvéoles dégage amplement la partie réceptrice du plateau.

L’objet est accompagné d’un petit palet presseur pas bien lourd que je remplacerai pour mes essais par deux autres que je connais bien dont l’excellent SSC à découplage magnétique.

En posant le premier disque sur le plateau, on comprend plus clairement une partie de son fonctionnement : le léger débordement de la lèvre extérieure permet au palet presseur de vraiment plaquer le disque sur la structure avec pour effet de redresser efficacement les disques un peu (voire nettement) voilés.

Il ne s’agit évidemment pas du seul effet mais celui-là est notable.

J’en ai mesuré immédiatement l’efficacité sur un disque fétiche (Chick Corea chez ECM, Trio Music), fétiche et néanmoins voilé où soudain les désagréments de pleurage, mêmes légers, de voile sur certaines attaquent disparaissent, enrichissant la géniale inventivité du trio (Miroslav Ladislav Vitouš et Roy Haynes). Mais l’effet va bien plus loin que cette correction mécanique.

L’apport de ce couvre-plateau est en effet remarquable, addictif, que le disque soit voilé ou non, lourd ou léger, avec des effets certes plus ou moins significatifs, mais jamais à rebours.

D’emblée la musique est à la fois plus posée, mieux installée, mieux structurée. Une allégation harmonieuse plus solide, comme si la densité globale gagnait en homogénéité, reculant le bruit de fond pour installer une profondeur des notes mieux détourée. Silence et aération acquièrent en ampleur, le faux spectacle ou la flatterie arrangeante disparaissent au profit d’une justesse supérieure des amortis de note ou croisements de lignes harmoniques…

Evidemment, tout ceci enrichit sensiblement les timbres, plus aérés, mieux ordonnés, ainsi que le défilement rythmique mieux tenu et donc plus varié, un déroulement mélodique à la fois plus souple et mieux cadencé.

Le ressenti des matières gagne significativement et assez nettement sur certains disques, la structuration de l’espace devenant plus stable.

Certains apports du  TS-SUS2 s’apparentent sans problème à ce que donnerait une cellule supérieure, toutefois bien plus coûteuse que lui et d’autres sont d’un ordre plus difficile à estimer, déjà par le simple fait de pouvoir remettre à plat des galettes tordues.

Cet objet qui, on l’aura compris, n’est pas un gadget. Est-il adapté à tout type de plateau ? Je ne vois pas pourquoi il ne le serait pas en y réfléchissant (sauf les très rares platines à aspiration), à condition d’être sûr de pouvoir opérer un réajustage de la vitesse de rotation car sa masse n’est pas neutre, et bien sûr de pouvoir aligner la hauteur du bras.

En attendant, moi je l’adopte et je vous conseille d’en faire autant…


flotter sur le sillon


Japon


Ce n’est pas forcément facile de décrire l’écoute d’un bras phono : nous ne sommes plus dans la pleine époque de la lecture analogique où il était naturel de présenter divers bras en magasin et de nombreuses cellules pour comparer des combinaisons croisées.

Pourtant, je me sens à l’aise avec la certitude que les bras VIVlab « Rigid Float » 9 pouces aluminium et mieux encore, Carbone, que j’ai essayés, se situent sur le podium des meilleurs bras disponibles et possiblement sur la plus haute marche.

 

Pourquoi une telle conviction ?

 

Parce que, une fois accepté le positionnement un peu atypique et le réglage plutôt surprenant voire théoriquement inquiétant de ce bras, on ne constate plus le moindre des défauts de lecture qu’on a toujours considérés comme inévitables en phono, on ne distingue plus la plus infime différence entre le début et la fin du sillon et on jouit pleinement de la musique en oubliant totalement la source.

Ai-je déjà eu l’impression d’aussi peu entendre un bras, d’aussi peu entendre la lecture vinyle, je ne crois pas.

Non seulement la cellule (de qualité évidemment) va chercher au plus profond du sillon, révélant la substance des notes, mais elle encaisse les écarts dynamique les plus extravagants avec une sérénité déconcertante et livre une délicatesse jusque dans les forte les plus extrêmes, repoussant la distorsion, la perte de suivi, l’instabilité géométrique, c’est réellement une expérience du vinyle qui place le VIVlab « Rigid Float » du côté des Durand, Moerch, Graham Phantom ou Primary Control en réunissant probablement les qualités de tous au profit de plus de plaisir ou de plus de neutralité vis-à-vis de la cellule qui pourra s’exprimer intégralement sans souci de compensation ou adaptation.

 

D’autant que le VIVlab « Rigid Float » semble pouvoir convenir à des cellules de poids et comportements très différents (d’autant plus qu’il existe en 7, 9 et 11 pouces) tout en mettant en scène les personnalités de chacune, mes propres essais ayant porté sur une Ortofon Cadenza, une Shelter Model 5000 et l’extraordinaire Stein Aventurin 6.

On peut en outre l’utiliser comme un second bras, puisque muni de son propre socle, il trouvera sa place à l’extérieur du châssis de platine si nécessaire. Mais je subodore qu’une fois installé, il deviendra le bras principal.

Pas de réglage d’antiskating, performance rendue possible par le principe propriétaire et révolutionnaire de son unipivot qui « flotte » dans un bain d’huile magnétique.

Le réglage de la cellule se fait par déplacement du bras complet, socle inclus, ce qui rend le passage d’une cellule à une autre plutôt facile si on décide d’avoir plusieurs « clef de Nelson » à savoir le système de montage de la cellule sur le bras assez particulier mais très pratique.

Quand on fait l'effort de comprendre, car j'ai vu un certain nombre de confrères rejeter ce bras "par principe".

De nombreux audiophiles ou mélomanes du monde entier ne s’y sont pas trompés : le VIVlab flotte désormais au firmament des bras d’exception, à la différence que son prix n’oblige pas à revendre le reste de sa chaîne.

 



au coeur de l'installation


France

 

Nodal, l’air de rien, ça commence à faire un petit moment qu’on en entend parler.

 

 

Une marque qui a fait ses preuves côté « électricité » avec une collection de barrettes et de câbles secteur dont les prix des premiers modèles, soit, faisaient frémir. Oui mais : objectivement, le gain est patent.

Or, depuis, Marc Lenouvel, leur créateur, a eu la bonne idée de décliner ses gammes. Un virtuose qui travaille sans relâche !

Je suis obligé d’avouer une faille personnelle : j’ai un peu de mal à considérer que dans notre domaine, la reproduction de musique, la vérité passe par des goulots aussi larges que des tuyaux d’orgue.

Aussi mon enthousiasme est-il un peu faussé par un refus de diverses normes audiophiles.

 

Pourtant, rien à dire : un câble secteur Harmonie derrière un ampli Kondo Overture II, ça catapulte le bijou plus loin encore dans le firmament expressif ! Alors que ce même ampli intégré est livré avec un câble secteur déjà hors du commun.

Et que les sceptiques par principe (ou ceux qui – comme moi – n’ont simplement pas les moyens) ne viennent pas nous agacer avec la platitude d’arguments obtus. Ces mêmes gens ont-ils ma moindre idée de ce que représente leur salaire pour une entreprise ?

 

Les barrettes secteur ?

Une barrette secteur plus grosse qu’un ampli américain haut de gamme, ça me met mal à l’aise, mais là encore, le résultat fait gagner nettement plus que le fait de changer d’ampli à delta équivalent. Sauf évidemment si l’ampli en question est mauvais.

 

Le prix en haute-fidélité est un sujet de discussion aux portes plus nombreuses que celles du Château de Barbe-Bleue, mais tout aussi mystérieuses !

 

Cela exprimé, l’ami Nodal ne s’arrête pas au « secteur ».

Il propose aussi des câbles haut-parleurs pour le moins remarquables, et ce dès le modèle Aubade, donc encore à prix raisonnable.

Bon… 1 800 € la paire, est-ce raisonnable ?

Oui, quand on sait à quoi on peut le comparer et à son avantage, trois fois oui !

La gamme suit celle des câbles secteurs : huit étapes allant de Mélodie (750 € la paire) à Rhapsodie (10 900 € la paire).

Pour les câbles secteur ? de 560 à 6 000. Euros. En 1.25 m.

Pour les barrettes ? Oh et puis zut, contactez-nous !

Côté musique ? Bien sûr quantifier génériquement ce qu'apportent les câbles ou barrettes Nodal est soit présomptueux, soit éhontément simplificateur. On peut quand même constater d'une manière générale la sensation d'un aplomb physique incarné, d'une meilleure prise de possession de l'espace et d'une vigueur tout en souplesse, sachant que grimper en gamme augmentera transparence, stabilité, richesse des couleurs et définition des matières.

Y plus qu'à essayer !

 

Ah oui : Nodal a aussi développé un système à brancher directement au compteur. A compléter dès que j’en sais plus.


neodio origine B1


France

 

Vous connaissez notre engouement pour les réalisations géniales d’Aktyna.

Ces petits supports pour appareils ou enceintes qui magnifient la musicalité globale de votre chaîne.

 

L’Origine B1 de Neodio a le même rôle : des supports à placer sous lecteurs ou DAC ou amplis ou enceintes (et aussi un palet presseur pour vos vinyles) ou encore barrettes électriques.

 

Le rôle est le même, mais le résultat va plus loin.

Assez nettement !

Même que les nouveaux EVO DYN parus à peu près en même temps.

 

Bon, d’accord, ça peut paraître coûteux, soit mais le prix a du sens, très honnêtement, à condition bien sûr de ne pas faire n’importe quoi.

Ainsi, n’allez pas imaginer transformer un ampli banal d’entrée de gamme en une référence mondiale : comme tous les accessoires, les Origine B1 n’ont pas pour vocation de remplacer le savoir-faire des fabricants de matériel mais d’éviter de perdre de précieuses pépites musicales dans le petit fouillis des micro-vibrations ou autres qui entachent systématiquement la possible richesse expressive des appareils même les plus prestigieux.

Aussi, quand votre système est abouti, croyez-moi, vous en profiterez pleinement en faisant confiance à ces accessoires magnifiques.

Comme avec les Aktyna, on peut avoir de mauvaises surprises, ou de relatives déceptions, mais dans l’ensemble elles concerneront plutôt le matériel supporté que les supports.

 

Statistiquement, le gain est flagrant : ouverture, précision, recul des distorsions, même celles qu’on n’avait pas remarquées, meilleure intégration et fusion des registres, dynamiques ou spectraux, une scène plus stable, souvent plus profonde et en tout cas mieux définie, avec parfois l’impression que la pièce est mieux tenue, fluidité et lien entre les notes, fin des notes et présence dans les silences.

En les plaçant sous les enceintes, on enrichit la méticulosité, tout est à sa place, la rythmique coule plus naturellement.

Sous certains amplis à transistors, on gagne une fluidité, un huilé impressionnants qui pourtant s’accompagnent d’un meilleur détourage des musiciens, couleurs ou matières, d’une meilleure perception des petits écarts vivants et charnels qui traduisent l’éloquence, le talent, la sensibilité.

 

Bref : on gagne en naturel !

 

Un des premiers tests que nous avons effectués a été sous un appareil à tubes que nous avions en prêt et que nous trouvions bon mais pas exceptionnel pour un prix de 3500 € environ.

En plaçant les Origine B1, certes l’appareil passe à 4250 € mais devient franchement bon et pourrait coûter beaucoup plus !!!!
Ouverture, air autour des instruments, foisonnement harmonique, justesse, profondeur des matières et des silences, une métamorphose à tel point que j’envisage de ne le proposer que dans cette formule !

Origine B1, un must

 


NB : A propos de Neodio, si les Origine B1 sont arrivés chez nous, c’est parce que nous avons toujours respecté et apprécié les créations de la marque. Nous nous en sommes tenus un peu à distance du fait d’exigences commerciales qui ne nous convenaient pas. La situation évoluant de ce côté, nous pouvons nous aussi réfléchir à revenir à ces très belles électroniques.

 


le bien nommé


France

Je ne peux pas dire que le premier contact avec Monsieur Cesaratto père, le fondateur de Legato, devenue une entreprise familiale au sens le plus louable du terme, m’ait séduit.

Un salon parisien, un système très cher - dont Legato n’était qu’un rouage (et, on le verra, une victime collatérale) -, un discours bétonné de certitudes (on comprendra par la suite que ce n'est pas de l'arrogance mais un argumentaire campé sur de solides fondements scientifiques) qui malencontreusement semblait installé dans la logique des « créateurs » de la haute-fidélité qui parfois s’estiment plus importants dans la vérité musicale que les musiciens eux-mêmes.

Pour un résultat nous présentant un « Jean-Michel à peu près » et une Diana Krall (que c’est original !) que même Shazam ne parvenait pas à identifier. Je ne blague pas : j’observais – amusé - des incrédules s’obstinant avec stupéfaction sur leurs smartphones.

Bien sûr, les câbles n'y étaient pour rien !

 

Le deuxième (contact) pas beaucoup plus (séduit) mais je l’ai accepté car, dans le discours, il y avait des points qui attiraient mon attention, notamment sur le rapport de la haute-fidélité à la musique.

Pas beaucoup plus car j’avais parfois l’impression d’être pris en otage par quelqu’un qui détenait la vérité sur tout. Genre : « il n’existe qu’une version acceptable de la Symphonie Fantastique de Berlioz ». Celle de Sir Colin Davis, évidemment. Ben oui, mais non.

Que j’ai donc refusé de passer. Au profit de celle, imprévisible, de Gardiner.

Évidemment, un tel aplomb m’est d’autant plus insupportable que c’est moi qui détiens la vérité sur tout. Qu’on se le dise…

Hum…

Bon j’exagère, car au milieu de ces petites maladresses en partie liées à la timidité et aussi, je suppose, à l'habitude de s'adresser à des cancres, Père et Fils ont été particulièrement sincères, généreux et bienveillants.

Mais surtout, on a bien été obligés de reconnaître que leurs câbles fonctionnent vraiment bien. Même remarquablement !

Et ce dès les premiers prix qui en donnent beaucoup pour votre argent.

Partant du principe qu’un câble est dissimulé derrière votre système parce que bon, ce ne sont pas des premiers prix de design.

Père et fils se soucient peu du look ou d’une éventuelle place dans le grand cirque international, ceci expliquant peut-être cela.

 

La technologie est en revanche pour le moins élaborée, intelligente, maîtrisée et ne se contente pas de tourner autour de vieilles recettes plus ou moins bien réadaptées.

On sent derrière les explications la solidité de quelqu'un qui connaît scientifiquement son sujet et ne vous embourbe pas par pléthore de poudre aux yeux.

 

Bon ne me demandez pas les noms des câbles, car j’ai toujours autant de difficulté à les mémoriser.

Notamment le XLR alors que les créateurs de Legato n’apprécient guère la liaison symétrique. Et pourtant, quel câble !!!!

D'une façon générale, on ne peut que louer stabilité, nuances, étagement des plans, cohérence des timbres liée à un équilibre tonal rigoureux, plénitude.

Et un remarquable délié…

Tous points amalgamés dans une homogénéité irréprochable qui fait que jamais on n’est frustrés à l’écoute de la musique via les premiers modèles (euh, pour le câble HP, je suis moins catégorique), alors que, évidemment, dès qu’on pousse le curseur dans la gamme, la différence est parfaitement en lien avec le prix, en préservant la même superbe homogénéité.

Ce qui est la meilleure démonstration de la démarche du fabricant !

Dans le haut-de-gamme, toutes les cases sont cochées, aussi bien l'offre que la qualité : USB, numérique, RJ (une belle leçon !), secteur et évidemment modulations et liaison vers les enceintes.

Ne manque que le câble Wifi !

 

Un seul mot pour définir le rapport d'une collection complète à l'art : sérénité...

 

Je n’ai aucune hésitation à faire démonstration de nos meilleurs systèmes en les câblant avec les entrées de gamme Legato. C’est dire.


absolue câbles


France


 

En 2010, deux personnages bien sympathiques poussent un jour la porte du magasin, sans avoir prévenu, pour nous proposer de découvrir leurs câbles audio.
Les deux gars sont aussi différents que possible physiquement, on dirait presque un sketch !

Sans jouer les blasés, on ne peut pas s'empêcher de hausser les épaules en se disant : encore des nouveaux câbles, encore un sujet de contrariété ??? Pffff….

Toutefois, par pure cordialité et puis parce qu’on ne sait jamais, nous improvisons une écoute, ce que je n'aime guère…

Et là, soudainon se dit qu'on a probablement enfin décelé quelque chose !

Découverte lors de ce premier contact des modèles début et milieu de gamme ( Es-Tim et In-Tim, complétés entre-temps avec bonheur par la gamme Op-Tim )…

Oh certes sur le modèle In-Tim nous avons émis une ou deux petites réserves en comparaison avec notre bien aimé Strad, on trouvait une petite déficience sur le plaisir du rythme, un côté peut-être un rien trop rigoureux au sens d’austère.

Protestation d'un des acolytes !

Acquiescement circonspect de l'autre, surpris par les qualités rares du Strad : c'est bien la première fois qu'ils butent sur un compétiteur après des mois à écraser les marques les plus prestigieuses (et surtout les plus onéreuses !) sordidement flagornées par les bulletins divers.


Quelques semaines passent.


Retour des deux comparses : "on a changé une petite chose sur le modèle In-Tim suite à vos remarques"…

Ah oui, c'est le moins qu'on puisse dire !!! Ce câble a nettement progressé ! Allez une toute petite réserve pour pinailler et justifier une réputation croissante de renâcleur, voire d'intégriste ? Mais en vérité, on ne saurait pas vraiment dire ce qui nous manque, ce qu'il lui manque...

L'un des deux acolytes répond : «non, pas d'accord, ce câble est parfaitement abouti…» Alors que l'autre, s’accompagnant d'un sourire malicieux, ironise : « oui, je suis d'accord, sinon pourquoi ferions-nous un haut de gamme ? »

Tout cela en déroulant ces grosses choses que sont les Ul-Tim.

Que nous branchons aussitôt, d’autant plus curieux que déjà avec les modèles In-Tim, nous avons atteint un niveau qualitatif sans précédent ! Et, croyez-moi, on en a essayés des kilos de vermicelles immodestes !

Mais là…

Vont s’enchaîner les genres musicaux, longuement patiemment, nous conduisant frémir de bonheur.

J'ai signé sur le champ ! C'est la première fois !

Puis j'ai pris le temps de tester les câbles secteurs qui sont immédiatement entrés dans mon panthéon.

Et puis par la suite, les câbles numériques, les câbles horloge, etc…

Et depuis peu, au zénith de l’imaginaire, ils ont placé la gamme TIM-Référence, puis TIM-Signature et ont bien résisté aux assauts de nombreux challengeurs !


Bravo et merci pour la remise en question à laquelle cette rencontre nous a contraints !



les ailes du désir


France, fabriqué en France

 

Si ça continue, la quantité de fabricants français de câbles audio va dépasser celle des impôts et taxes.

Sans parler des fabricants dans le monde où le nombre de zéro de la liste doit frôler celui du montant de la dette nationale.

Parfois le prix desdits câbles aussi.

 

Alors, après en avoir écouté seulement des centaines, on pourrait se croire blasés. Quoi, encore un ?

 

Mais que voulez-vous, on est curieux, toujours insatisfaits.

 

Parfois, on en est récompensés. Pas difficile de deviner que ce fut le cas dès la première rencontre avec les câbles Wing Audio (en 2019). Et avant tout - parce que ça compte - la famille de créateurs.

Le nom Wing Audio est facile à comprendre dès lors que l’on sait que le leader est un pilote/ingénieur ; à la retraite désormais, mais c’est depuis belle lurette qu’il a commencé ses études autour des phénomènes du comportement des câbles qui le titillaient au point de reprendre un cursus universitaire pour mieux en explorer certains. Pas loin de quinze ans de recherche en sollicitant des moyens techniques que peu peuvent s’offrir.

Et quelques brevets déposés au passage. Pas que pour les câbles : Wing concocte aussi des enceintes acoustiques. Mais pour l’heure, le sujet est : les câbles.

Les premiers que nous avons découverts formaient la gamme 2.1, modulation RCA et XLR, HP, USB. Soit, théoriquement, le deuxième cran dans la hiérarchie.

Qui furent, plus de dix ans après le vrai premier choc en matière de câbles chez staCCato, une révélation, corroborant quelques petites imperfections que nous soupçonnions dans nos repères qui pourtant avaient résisté à de nombreux assauts concurrentiels.

 

Mais aussi poussant tellement plus loin les curseurs d’une « vraie transparence », par opposition à des coups de zoom procurés par un équilibre tonal imparfait ou pas constant selon la dynamique.

Une transparence allant vers une approche encore plus sensible de l’humanité car, plus que tout autre, dévoilant les variations cachées, les nuances poétiques, les souplesses d’une Prima Ballerina Assoluta, et la concentration affutée, la tension nerveuse et musculaire d’un sportif vibrant d’adrénaline à l’instant de l’élan…

A l’écoute de la série 2.1, on se disait : que peut-on espérer de plus ?

Tant l’impression d’avoir supprimé les câbles de l’équation complexe que représente une composition hifi est totale.

 

Puis les bougres nous apportent une série 3.1.

Rezut ! Si : on peut aller plus loin encore ! 

Aux lumières épanouies de la nature s’ajoute la sensation organique de faire corps avec elle. La profondeur et l'étagement encore plus structurés des plans, et un déroulement de la cadence de plus en plus naturel. C’est sidérant et problématique à la longue, cette sensation de « sans fin » …

N’empêche, c’est au même moment que nous découvrions le Kondo Ouverture II et nous étions sur le point d’émettre une ou deux réserves que les câbles Wing ont définitivement écartées pour révéler le chef d’œuvre.

 

Obsessionnels et perfectionnistes (c’est la même chose ? Non, la maniaquerie peut conduire à l’erreur), les gens de Wing se sont retirés de longs mois pour deux raisons :

- Parfaire le process de fabrication très complexe de leur production.

- Préparer une « gamme d’accès », à savoir la gamme 1.1.

 

C’est chose faite !

 

La gamme 1.1 ci-dessous, sans photo car c’est à peine sorti du four :


le rêve d'Icare réalisé


1.1, c’est une ligne quasi-complète, modulations, HP, USB et secteur.

 

Présentation simplifiée et même dépouillée : pas de gainage cuir.

 

Soit.

 

Car la perfection est au rendez-vous ! La même rigueur, minutie scrupuleuse (une redondance méritée), quasi janséniste, au service de l’expression des musiciens et des éléments qui composent votre système.

 

Conduisant à la même interrogation dans la relation à cette marque : que peuvent apporter les gammes supérieures (qu’on n’a pas écoutées depuis un moment) ? Tout en ayant, cette fois, aucun doute que, oui, bien sûr, le gain sera patent.

En aura-t-on besoin ? A chacun de voir.

 

J’ai écrit janséniste ; ça pourrait paraître peu flatteur. Dans notre esprit, ça l’est : la vocation de ces câbles est de ne pas exister, avec le corolaire déconcertant que parfois on n’entend qu’eux par ce qu’ils révèlent d’imperfection ou d’approximation des appareils environnants !

 

Attention, l’expérience peut défriser. Mais si l’écoute vous déplaît, dites-vous bien une chose : ce ne sera pas du fait des câbles Wing.

 

NB : les photos illustrant cette portion d'articles ne représentent pas les 1.1


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