diptyque

on dirait le sud


 

France

 

Présentée chez GREEN*K DESIGN

 

On pourrait finir par croire que nos choix portent obsessionnellement sur des marques françaises.

Pas du tout !

Mais quand une marque française présente des produits hors norme, pourquoi devrions-nous nous en priver ?

Depuis une bonne paire d’années (euh… plus de 15 ans), les deux compères de Montauban, Gilles Douziech et Eric Poix, concoctent des « enceintes » très particulières, autour d’une technologie rarement employée, en tout cas en large-bande, à savoir le transducteur isodynamique souvent appelé ruban. D’où les guillemets autour du mot « enceinte » et l’envie d’utiliser le terme générique que nous préférons : transducteurs.

A l’exception des paravents très… typés et pas franchement beaux (?) d’une célèbre marque américaine, nous ne connaissons guère d’entreprises qui se soient lancées dans ce type de transducteur pourtant bien tentant sur le papier.

Or, il suffit de goûter quelques notes de musique sur un modèle Diptyque pour se rendre compte que, maîtrisée et fabriquée au micron, la pratique rejoint la théorie.

Le premier modèle que Green*K design a choisi d’intégrer est le modèle intermédiaire, DP140, haute et large colonne par ailleurs très fine, d’une folle élégance grâce à ce mélange bois clair et métal noir, qui peut s’intégrer facilement dans des intérieurs très divers, d’autant que Diptyque propose de personnaliser la façade des enceintes via le document photographique de votre choix.

 

La DP140 est désormais accompagnée chez Green*K design du très élégant modèle DP107.

 

L’écoute ?

Une petite précaution s’impose : il faut quand même un bel ampli pour accompagner les hautes dames et pour deux raisons :

  • La qualité musicale, ça va de soi
  • Mais aussi les Diptyque (toutes) avouent une belle gourmandise énergétique qui ne conviendra pas aux paresseux ou aux amorphes.

Dès que les conditions requises sont, euh ?.. réunies ? eh bien on n’a que le meilleur des panneaux sans les défauts de la grande majorité des électrostatiques.

La scène musicale est large et profonde, soit, mais sait aussi être précise. Les chanteuses avec des grandes bouches et les pianos dont les touches font 1 m et encore : 1 m flou !.. Ce n’est pas le genre des Diptyque. Bon, faut quand même faire attention à la mise en oeuvre.

Tout en profitant du bonheur typique des « panneaux », à savoir éviter la sensation - fréquente avec des enceintes bass-reflex ou closes - d’un son qui sort d’une boîte, qui plus est accompagné de toniques de charges ; mais avant tout les Diptyque ont cette capacité des meilleurs panneaux à vous placer en immersion dans la musique, vous entourer, vous enrober, vous plonger dans un bain sonore chaud, une scène tridimensionnelle qui prend possession de votre espace pour l’agrandir et vous dorloter comme un grand cocon.

Les timbres sont correctement différenciés, montants si l’ampli n’est pas à la hauteur, d’une grande fraicheur prodiguée par l’air qui circule entre les musiciens ou les instruments. Le grave est parfois isolé si on ne prend garde à un placement précis (mais pas handicapant) des panneaux dans la pièce (moins sensible sur la 107).  Quand l’intégration est réussie, il fait preuve d’une belle ampleur dynamique, sans être un puncheur toutefois.

Admirable résolution, dynamiquement plutôt homogène (cf la réserve ci-dessus), cette sensation de transparence débarrassée de tout son de boîte étant quand même le point fort de ce style de produit, les DP réussissent en outre à reproduire une densité cohérente des évènements musicaux, une charpente qui ne se confond pas avec la lourdeur ou l’épaisseur de nombreux panneaux de toute technologie. Je crois que c’est ce qui nous a séduits, Magic Philippe K et moi.

La facilité à suivre et nuancer les modulations complexes et croisées dépendra évidemment de l’ampli (et la source) mais les DP prouvent qu’elles peuvent aller loin dans ce domaine, du côté des meilleures « enceintes » même si rapidité et expressivité restent en dessous de nos jalons, Mulidine, Atlantis Lab ou Living Voice.

Une approche très séduisante de la plausibilité musicale, de beaux objets, une proposition qui évite les écueils morbides de la hifi au profit d’une vocation à propager le rapport filial à la musique pour un prix plus que contenu. Que demander de plus ?

 



En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez le dépôt de cookies tiers destinés à vous proposer des contenus de plateformes sociales et réaliser des statistiques de visites.

En savoir plus