sources numériques et amplis

valeur sure


Chine


Contraction de Joyce et Linda, m'a-t-on dit, prénoms des épouses des deux créateurs.

Oh certes, depuis, on a appris la vérité sur la genèse de ces appareils, mais l’anecdote est suffisamment jolie pour la garder.

JoLida est la preuve (rare) que l'on peut accéder aux joies du tube sans se ruiner à vie ni se retrouver face à des appareils dégoulinant comme des loukoums JoLida, c'est transparent, rapide, voluptueux, nuancé : c'est déjà du tube haut de gamme, dont les performances ne vont pas disparaître au bout de quelques mois…


Je suis surpris de constater le succès dans les esprits d’audiophiles crédules de certains produits non moins chinois là où il faut passer son temps à justifier JoLida qui est pourtant une marque des plus anciennes (1992), artisanale (30 personnes, des productions se comptant en dizaines d’unités, pas en milliers, utilisant des matériaux nobles où c'est nécessaire (tôle à grain orienté d’origine allemande pour les transfo de sortie) face à des géants fournissant à peu près n’importe qui et à n’importe quel prix, et surtout JoLida est une marque proposant enfin des amplis à tubes qui ne cautionnent pas la caricature des défauts du tube souvent considérés comme leur vertu, cf notre intro au chapitre : le tube.

Or, vu le nombre de ces objets vendus sur plusieurs années et la quasi-absence de retours en SAV, je n’ai qu’à me louer de collaboration avec cette marque enthousiasmante, au-dessus de la mêlée d’une large part de la concurrence si définitivement encagée dans la malédiction des appareils à lampes certes séducteurs, certes impressionnants, mais si répétitifs et si peu inspirés par la musique à force d’une lourdeur poussive dans le bas, et dégoulinant d’harmoniques qui n’existent pas au naturel et se répètent invariablement disque par disque.

Le JD 303 ? un peu plus universel d’emploi que le 202, il n’est pas que ça : il prend une très légère distance avec le 202 sur quelques critères, un peu plus plein peut-être, un rien plus transparent.

Vous manquez de puissance ? Le 505 est fait pour vous ! Un petit joujou très universel !

Ou éventuellement encore, le JD1000 : 100 w par canal obtenu par un double Push d’EL 34, c’est du velours, de l’onctuosité et un sentiment de réserve, de tranquillité, de souplesse rare.

Un must chez Jolida : le préampli phono MM/MC universel JD9SE1

Dans sa catégorie de prix, il est seul, seul à pouvoir offrir une telle souplesse d'emploi avec des performances musicales de premier ordre, celles qui évitent la transformation du signal analogique en caricatures drôlatiques. Rigoureux, silencieux, le JD9 révèle toutes les subtilités du plus profond du sillon. En outre, il n'est pas bien difficile de le faire évoluer encore pour une somme très raisonnable (ou complètement cinglée si on veut lui faire avouer toute la vérité).

Pour faire mieux, c'est simple, l'étape suivante s'appelle Aurorasound VIDA Prima, c'est dire...

 

Dire que le lecteur CD JD100 MKII respecte les caractéristiques d’expressivité chères à la marque est un euphémisme.


Et ainsi de suite pour des produits toujours performants à condition de rester vigilants face aux mauvaises copies. Ben oui, le gag est qu’il y a des copies…

 


le prince des réseaux


Dans sa perpétuelle démarche visant à présenter des produits up-to-date, pour ne pas dire garder de l’avance, le fabricant normand n’a de cesse de pousser plus avant ses recherches.

 

C’est une très bonne idée de compléter la gamme 300 par un lecteur réseau/Dac/préampli !

Directement appelé Signature. On saute plusieurs étapes.

 

Accompagné, pour ceux qui aimeraient la formule d’un ampli de puissance, d’un AM300 que l’on peut relier directement au ST300. Signature. Puisqu’il est préampli.

 

Et en symétrique s’il vous plaît.

 

La logique industrielle d’Atoll permet de proposer une hiérarchie de produits dont les crans qualitatifs sont plus impressionnants que les prix.

 

Ainsi, le ST300 (Sig) coûte à peine 800 € de plus que le ST200 (Sig) mais vaut bien plus !

 

Techniquement, on peut même dire que c’est un nouveau produit plus qu’une évolution.

 

Alimentation de la partie streaming, alimentation de la partie DAC, circuits de conversion symétriques donc, issue du CD400, et j’en oublie, en font un objet haut-de-gamme.

 

Nous préparent-ils un ST400 pour ne pas avoir propulsé cet appareil dans cette gamme ? Apparemment, non.

 

Ce qui frappe en premier lieu est la richesse expressive que dégage cet engin. Certes, cette orientation est bien caractéristique de la volonté des ingénieurs d’Atoll. Mais quand même, à ce point et à ce prix, on reste baba.

 

Evidemment, l’éloquence n’aurait pas de sens si timbres, scène, ouverture, sens des modulations ou équilibre tonal n’allaient pas dans le même sens. Autrement dit, à l’écoute d’un ST300 c’est autant la justesse que l’humanité qui triomphent !


titan


Accuphase E800



Quand une marque « séculaire » ancrée sur ses fondamentaux, obstinément attachée à ses valeurs, ose un renouvellement de ses principes, le pari est toujours à double tranchant.

 

Personnellement, j’ai toujours regretté que l’évolution qualitative, passée un certain cran - chez le fabricant nippon qu’on ne présente plus et qui propose les mêmes façades ou châssis et en gros la même répartition de gamme depuis sa création -, impose des éléments séparés, préamplificateur + amplificateurs, avec les conséquences de complications induites.

 

Inutile de dire que j’ai vu d’un bon œil l’arrivée d’un intégré allant plus loin en gamme que l’emblématique Classe A, E650.

 

Inutile de dire que j’ai entendu d’une bonne oreille l’écart d’envol musicale et expressif comparé à l’emblématique (et irréprochable) E650 !

 

E800 entre dans la catégorie des appareils qu’on adore : poigne de fer dans un gant de velours.

 

De ces joujoux qui tout à coup installent l’architecture solide des formations écoutées, savourées plus exactement puisque telle solidité est parallèlement habitée, créant le lien organique à la musique indispensable à la plausibilité.

 

La densité, la présence et la cohérence sont idéalisées sur un spectre particulièrement étendu, dynamique, fin et l’ampli semble pouvoir tenir jusqu’à des enceintes tout de même exigeantes !

 

A preuve nos essais sur des TAD E1 TX ! Dont le E800 verrouille les possibles débordements en laissant s’épanouir les miroitements de couleurs et la précision d’un lauréat de philo.

 

Le plus fort plaisir, on l’a sans doute ressenti sur les ppfff AVA, c’est dire, parce qu’elles ne font pas de cadeaux.

 

Chatoiement des teintes et harmoniques, tenue sculpturale de l’espace, souplesse poétique des articulations, E800 comble toutes les Muses de bonheur, y compris Uranie !

 

Aussi, lorsqu’on lit les commentaires de quelques aigris qui dénoncent le prix de tels engins, méprisant autant les performances musicales que techniques, ou encore les normes de fabrication dignes d’un temple érigé à la survie de l’humanité, ne peut-on que hausser les épaules.

 

Je l’ai dit et je le répète : un Accuphase, ça coûte, mais ça vaut plus encore.


la saga


 

Grandinote, épisode 2 :

 

Ayant eu le bonheur de découvrir sur le salon staCCato-LaRosière un ensemble Préampli Domino + 2 blocs Futura, qui promenaient allégrement la musique sur les fidèles Tune Audio Marvel, j’avoue que la curiosité de prolonger l’expérience sur nos diaboliques ppfff AVA me tentait énormément, mais, comme on craint toujours un peu d’abuser, on n’ose pas demander.

Et puis, une présentation client s’organisant autour d’un couple Grandinote / AVA, je me suis dit que c’était l’occasion.

Un vendredi matin (pour une présentation le lendemain) je reçois, déballe soigneusement et installe le trio, sachant que ce n’est pas forcément la combinaison que je vise à moyen terme pour le magasin, plutôt curieux de l’évolution Magnetosolid-VHP du Shinai, autrement dit l’Essenza.

15 secondes de musique.

C’est le temps qu’il faut pour comprendre qu’on a affaire à un système très très au-dessus des normes.

Plus précisément, au-dessus de ce que sont nos exigences d’éloquence et donc à la fois à côté et très très au-dessus des sirènes de la Grande Hifi Internationale.

 

Shinai / AVA nous ont déjà permis de frôler les sommets, offrant enfin ce pourquoi nous nous battons depuis des années (décennies même), après des milliers d’écoute et de kilomètres (et de bons moments entre amis, soit !), quitte à envisager des objets totalement inaccessibles dont très peu (2 ?) ont engendré le regret que ça n’avait hélas pas de sens commercialement pour nous (pensez donc, plus de 200 000 € rien que les enceintes…).

 

Domino + Futura / AVA dépassent ce sommet pour flirter avec le Nirvana.

 

Du Shinai, le trio Domino + Futura reprend cette capacité à l’incarnation, au corps, à la plénitude et au frémissement, mais il ajoute une illumination notable, toujours au service de la musique, pas du détail pour le détail, posant chaque parcelle, chaque angström sonore exactement à sa place dans la perspective musicale.

L’esprit malin du chanteur joyeux, du musicien fervent insufflant immédiatement l’envie de danser, emporté dans une transe diabolique, ou de pleurer, touché au cœur par la grâce d’une phrase incisive, de fléchir sous la pression viscérale d’un instant herculéen ou dramatique, de frémir bouche-bée devant la beauté exposée sous nos yeux émerveillés, est toujours présent, bien évidemment, mais exalté, affiné, plus implacable aussi, fouissant plus profondément en soi la compréhension de l’humain dans l’ombre de chaque fragment, chaque pépite de musique, de quelque nature qu’elle soit, nous invitant dans une zone d’intimité que probablement les musiciens ne supposaient pas, soit, mais c’est si émouvant, aussi bien pour ressentir les incertitudes parfois que les affirmations souvent, la grandiloquence ou l’humilité, la petite coquetterie pour dissimuler une disette technique, ou la prouesse sidérante d’un instant d’exaltation pure, remonter le fil des leptons dans le générateur de son d’un sorcier de l’électro, sentir la colophane sur les cordes et le vernis sur le bois, le maillet sur la peau ou le cuivre de la cymbale ride.

Voir la musique !

 

DominoFuturaAVA. Youpi !

 

Mais bien évidemment, la combinaison imposera son potentiel de magie et vérité sur bien d’autres enceintes !


les 400 coups



Il y a, à travers les années, des marques dont on entend souvent parler, diversement appréciées mais actrices incontournables de la petite scène de la hifi.


Atoll est assurément une des marques les plus citées. Notamment par des jeunes gens qui ont bâti leur première chaine autour des vaillantes petites électroniques françaises.


On a tout entendu à leur propos : c’est dur, c’est gris, c’est mou, c’est sec, c’est transparent, c’est voilé, c’est neutre, c’est coloré…

Tout et son contraire.

On en a eus entre les oreilles bien sûr, arborés par des clients qui souhaitent changer un élément ou acquérir des enceintes

On s’est contenté de trouver ça très honnête, bien fait pour le prix, d’une qualité honorable, plutôt meilleure que bien des pseudo références de la hifi, voire de prétendus appareils pour mélomanes.
Bien construit, et d’un rapport qualité / prix exemplaire, surtout quand on sait que c’est fabriqué en France…

Mais bon, dans notre quête un peu bornée de la qualité absolue dans tous les créneaux de prix, on n’avait pas été bouleversés.


Et puis lors d’un improbable salon, très calme, nous prêtons une paire d’enceintes (des Audiomanufacture B8) au très sympathique représentant d’Atoll pour une démo de la nouvelle série 400 (salut Laurent !) …
Puisque le salon est vraiment très tranquille, on prend le temps d’écouter…

… Pour s’apercevoir qu’il se passe quelque chose ! Vraiment ! C’est d’autant plus saisissant que depuis des mois on cherchait un amplificateur aussi universel que possible dans une gamme 4000 à 7000 €, fouillant sans grand succès parmi les stars.


L’Atoll IN400 vaut moins de 5000, mais, comment dire ? C’est bien un des derniers auxquels on aurait pensé... Alors qu'on en a écoutés beaucoup, croyez-moi…

Comme quoi, euh, nous aussi on a des a priori...

Eh oui, c’est difficile à croire, je sais…

 

Or, même dans les conditions très particulières et limitantes de ce salon, on entend qu’on a clairement affaire à des appareils (IN400 + CD400) qui racontent avec franchise et engagement la musique et les musiciens !

Par conséquent, de fil en aiguille, d’essais en essais, de discussions en discussions, on creuse le sillon... tout en continuant à chercher la perle rare parmi les référents de la profession, celui qui fera mieux, celui qui célébrera l’honneur qui lui est profusément attribué…
Et puis on se rend à l’évidence : pas mieux ! Même le valeureux rival qu’on avait fini par choisir de guerre las.

Et donc la série 400, via les intégrés, fait son entrée chez staCCato, c’est dingue, non ?
Si, vraiment.

Parce qu’à l’écoute de la musique via l’intégré Atoll IN400, accompagné ou non du CD400, on est en présence de ce noyau, cette substance organique indispensable à la musique, faite de matières et de rythmes créant un aplomb revendicateur et si éminemment éloquent, le maître mot de nos sélections.

On l’a essayé sur des Mulidine, à qui il confère des dimensions supérieures, des Living Voice qui montrent alors un souffle herculéen et une éloquence grandiose avec panache, sur des Atlantis qu’il pilote avec délicatesse et autorité, sensibilité et vigueur, sur des Audiomanufacture qu'il maîtrise avec aisance, ou sur des Leedh C ou auxquels il offre le coffre indispensable pour affronter les pires situations, d'autres l'ont essayé pour nous et avec bonheur sur des Verity Audio, sur des Thiel…

Formidable…

L’arrivée des Atoll chez staCCato correspond à un scénario absurde qui se répète : on cherche en vain pendant des années et puis coup sur coup, on trouve deux beaux objets qui ne sont pas ridicules face à notre cher Sugden Masterclass IA4 toujours aussi somptueux mais pas absolument universel côté puissance disponible…

Une fois encore, nous n’avons pas choisi la facilité en jetant notre dévolu sur une marque certes appréciée pour ses appareils d’entrée de gamme mais encore boudée côté haut de gamme par le snobisme ambiant alors que les gens d’Atoll sont sans aucun doute parmi les rares à être vraiment partis d’une feuille blanche pour franchir le cap.


Mais en hifi les a priori ont la vie dure, n’est-ce pas ?

Depuis, sans changer de nom, IN et CD400 ont copieusement évolué. Dans le bon sens.


rhââ lovely


France, fabriqué en France

 

Fin 2016, j’écrivais :

Enfin…

Enfin…

Enfin nous pouvons fêter l’arrivée d’une gamme Eera entièrement revisitée.
Et à plus d’un titre puisqu’elle se compose désormais de DAC(s) et Drive(s) entièrement fondés sur la même exigence d’une reproduction musicale bâtie sur la vérité (par opposition à l’enjolivement) et sur la rigueur, seul moyen d’atteindre le cœur de l’émotion vibrante, tonique, exaltante de nos musiques préférées…


Qu’en est-il de la compagnie des enfants de Marseille après quelques années de vie commune ?


Marseille est toujours une ville formidable !

Cosmopolite, contrastée, sombre ou lumineuse au hasard des détours dans des ruelles animées et bruissantes, toujours changeantes.

Marseille est aussi la ville bénie où naissent les Eera ! Ils n'en ont gardé que la lumière ; mais une lumière toute en nuance et finesse, une transparence de cristal, sans artifice, sans recherche d'effet, une lecture soyeuse, huilée, un sens du phrasé, du lien, de la mélodie, un refus du racolage hi-fi ou du spectacle vite harassants…

Bref, une vision féminine (dans le sens inspiré du terme : Romain Gary écrivait dans " les Racines du Ciel " : une certaine féminité extrême, avec ce que cela suppose d'intuition et de sympathie, c'est à mon sens ce qui approche le plus de la véritable intelligence…), nonobstant ce singulier aplomb des fondamentales, ce panache permanent, cette densité noble qui charpente la note autour d'un noyau, définit au mieux la substance des instruments ou les perles de la chair. Très beau ! »


Cet esprit, une parcelle de magie qui circulait dans les veines des appareils Eera à l’heure des divers DL puis EssentielTentation etc … est toujours là, intact et il a muri, grandi, s’est épanoui.

Et puis ce qui ne gâche rien, si la présentation des nouveaux appareils conserve la sobriété des anciennes générations, elle ajoute une aura de noblesse qui sans doute faisait défaut via un dessin slim line magnifiquement fabriqué, donnant l’impression d’un bloc entier d’aluminium.


Quelle est donc cette nouvelle gamme ?


Honnêtement j’ai un peu de mal à comprendre les circonvolutions technologiques de ces appareils en apparence simples tant j’ai été abreuvé d’informations pas toujours faciles à suivre car truffées de données techniques absconses par leur densité depuis… des années…

Didier prend son temps, peaufine inlassablement, complète, avec une passion parfaitement intacte, et a trouvé le moyen de faire progresser encore ses engins pourtant déjà stupéfiants à leur apparition. Après avoir beaucoup tardé à proposer sa nouvelle gamme, il a repris une avance considérable sur la concurrence et garde la main, tranquillement, aussi bien en termes de qualité/prix que de qualité/qualité !


3 DACs ultra-complets côté fonctions et connectique et pour l’instant 2 transports CD pour les inconditionnels du CD avec liaison I2s propriétaire entre les appareils.

Et un ampli. Classe A. Celui-là, je crois que j’en entends parler depuis 15 ans. J’en avais vu des morceaux, des éclatés, des bouts de truc, mais le secret était secret.

Ça y est : il existe. Et il a de l’allure. Et pour le peu qu’on a pu écouter, c’est bien du Eera. Mais puisqu’il n’est pas encore disponible, on se réserve d’en parler plus tard.


Bref, rien de compliqué en apparence.

Sauf que Didier c’est Didier. Alors attendons-nous à des surprises dans les années à venir.

La gamme actuelle ? parlons-en :

3 x DAC :

Andante II en entrée de gamme (environ 5 800 €, on est donc déjà dans le haut-de-gamme)

- Majestuoso II dans les 9 900 € (seulement ! Et je ne plaisante pas)

Meister (comprenez la logique, vous ?) : 16 000 €


et les Transports :

Legato II (5 800 €) 

- Staccato (euh) II : 12 000 €

Les DAC(s) peuvent lire tous les formats (pas de DSD sur Andante) selon les liaisons, toutes optimisées aux petits oignons (le temps passé à concocter ces merveilles n’était pas vain) avec sur de nombreux aspects techniques des refontes fondamentales de la pensée des éléments complexes qui font un DAC…

La communication entre Drive et DAC se fait par liaison propriétaire.

La suite ci-dessous :


IN300



Suis bien embêté... Je ne sais pas dans quelle rubrique placer cet appareil que j’ai réclamé de mes vœux pendant longtemps…

 

Comme vous l’avez évidemment remarqué, j’ai séparé Atoll en deux articles : la gamme des appareils petits et médians, et la gamme 400.

Or si le terme médian devait bien caractériser cet appareil dont le prix public indicatif est 2800 €, je serais facilement tenté de le glisser du côté des 400 à l’écoute.

 

D’une présentation vraiment sobre, l’intégré / DAC IN300 revêt un ramage qui évoque le meilleur des deux gammes.

Bien sûr, on n’attend pas d’un appareil de cette gamme que la cosmétique prenne le pas sur la technique embarquée et évidemment encore moins sur l’inspiration lyrique.

 

Comme on s’en doute, le pari musical est totalement gagné : la verve joyeuse de l’IN300 emporte l’adhésion dès les premières notes.

Rapide, volontaire, l’Atoll IN300 s’engage à fond dans la volubilité ; réactif et nuancé, il manie avec aisance la lame ou l’aiguille, la paume caressante sur le satin, le pinceau délicat sur des miniatures ou estampes.

Timbres savoureux et incarnés, transparence d’un habile nettoyeur de vitre, sens du rythme d’un jazzman inspiré et groove d’un éternellement jeune musicien du Buena Vista Social Club, tout concourt au plaisir.

 

Nous l’avons testé sur nos talentueuses Mulidine Cadence qu’il accompagne avec allégresse, et sur les patriciennes Atohm GT-2HD qu’il dynamise sans effort (très belle combinaison permettant de profiter des grandes Atohm sans se ruiner) : dans un cas comme dans l’autre, il sait mettre en avant les vertus superlatives de la musique avec un enthousiasme communicatif.

 

En panne d’inspiration depuis longtemps, nous avons enfin trouvé un appareil qui vient se poser sur la même marche que les Sugden qui sont longtemps restés sans rivaux, avec, à bonheur musical possiblement supérieur (un peu moins de matière mais une résolution et un sens du rebond rythmique supérieurs, une universalité plus ouverte) un DAC de haut vol intégré.

 

Du bonheur à l’état pur et à ce prix une affaire incontournable.

 



Italie


Grandinote et staCCato c’est une histoire qui remonte à loin.

Par une succession de hasards et rencontres, mon attention avait été attirée il y a quelques années (en 2013 pour être précis) par cette marque méconnue et j’avais obtenu du (sympathique et discret) distributeur qu’il me prête un Shinai, robuste intégré en pure classe A de 2 x 37 W, un machin assez énorme, dont l’esthétique en profondeur tient à la fois du groupe électrogène et d’une vision du futur par le cinéma de science-fiction des années 50.

En même temps, honnêtement, ça a de l’allure. Certes, quand on regarde l’architecture interne par la grille supérieure on se dit qu’on est un peu exposé à des milliers de volts, mais évidemment non, ce ne sont pas des parties dangereuses qui touchent quasiment la grille. Ça prouve en revanche que le Shinai est plein jusqu’à ras bord.

Oui, soit, mais des intégrés balèzes en classe A, il y en a quand même une tripotée sur le marché : qu’est-ce qui devrait différencier celui-là ?

Je ne m’étais pas trop posé la question avant de l’écouter et ai cru comprendre par la suite que, en gros, il utilise une topologie d’ampli à tubes, notamment via des étages de sortie sur transformateurs.

Qu’importe. Retour au passé.

Nous avions déballé cet engin, c’était au début de l’été, je me souviens, il faisait chaud, les demoiselles déambulaient dans la ville, bronzées, joyeuses, euh… je m’égare… puis nous l’avions branché, impatients et...

Bof…

Certes Armando (le sympathique distributeur) m’avait prévenu que l’appareil venait directement de l’usine, mais même si nous savons l’importance du rodage, il n’est pas rare que les premières minutes d’écoute en disent long.

Là non. C’était gris, épais, voilé.

Mais, pourtant, là où mes amis étaient déçus, je me suis dit : non, il se passe quelque chose, ce machin tout neuf affirme une sorte de caractère qui m’intéresse, du grain, une présence charnelle intéressante, je crois qu’il a beaucoup à dire derrière le voile et l’épaisseur.

Alors je l’ai fait tourner, tourner, tourner, et lentement, un peu dans le désordre, un jour oui, un jour non, l’appareil s’est épanoui, lente chrysalide de géant, il s’est transformé radicalement pour devenir une bête hallucinante, un Minotaure dans une vision psychanalytique, objet de fantasme, incarnation de la virilité désirée dans le labyrinthe féminin, la bête qui révèle tout le désir enfui, un monstre organique, d’une intensité corporelle rare, capable d’une sensualité cachée sous des muscles roulant.

Imposant une carrure de pilier néo-zélandais, ce machin paradoxal semble prendre plaisir à cueillir des fleurs et les réunir en un bouquet charmant.

Solide et délicat, le Shinai de Grandinote rappelle ce que Aries Cerat fait avec du tube, toute proportion gardée soit, mais l’esprit est le même, cette sensation d’aplomb, de structuration de l’espace naturel, de timbres pleins jusqu'à la moelle, incarnés, de modulations sensuelles, d’un gargantuesque appétit de vie, d’une verve tonitruante de Falstaff pourtant capable d’enfiler le tutu et les pointes pour entamer des entrechats angéliques.

Pas universel par sa puissance et ayant une tendance à en faire un peu trop peut-être (face à la rigueur tonale d’un E650 Accuphase par exemple), il semble pourtant capable d’embarquer dans son auguste enthousiasme des enceintes capricieuses…

Sachant être onctueux (cordes superbes), débordant de panache sur de la musique punchy, mordant (cuivres granuleux à souhait), sculptant des notes d’une densité rare, modulant comme un patineur artistique, il est présent partout, incarnant l’être humain que ce soit dans les murmures comme dans les éclats.

Un rien trop beau peut-être ? Un rien trop italien ? L’est-on jamais trop ? Non, c’est l’expression d’un caractère fort, ce qui fait qu’une Maserati dégage un charme que les meilleures sportives allemandes n’auront jamais en dépit de qualités objectives possiblement supérieures.

Le Shinai est un des meilleurs intégrés à transistor du monde, il chante, il suit les musiciens dans leurs élans, folies, hésitations, dans leur humanité, et les amplis de toute technologie dotés de cette capacité son trop rares pour qu’on passe à côté.

Pourquoi ne l’avais-je pas sélectionné à l’époque ?

J’avais longuement hésité me disant « marque pas connue, une de plus, encore un truc pas universel qu’il va falloir défendre plus ardemment que les piliers de la doxa etc… »

Depuis, le Shinai est repassé par le magasin.

Suivi par son évolution : l'Essenza.

Base identique, meilleurs transformateurs de sortie.

Tout un programme...



Massimiliano a du génie. Un point c’est tout.

Le Shinai n’a probablement pas d’équivalent dans sa gamme de prix, d’autant que, par petites touches, il a corrigé les petites coquetteries de la toute première génération qui remonte quand même à quelques années maintenant.

L’Essenza : je n’ai pas écrit d’article sur l’Essenza, qui, pour ceux qui ne sont pas familiers de la marque, est bâti sur la même base que le Shinai (cf. l’article Grandinote) mais avec des transfos de sortie dits Magnetosolid.

Je n’ai pas écrit d’article, mais c’est bien simple : j’en veux un !

Je me souviens de la première écoute en compagnie d’un client qui, me faisant confiance, avait commandé un Essenza après avoir « seulement » écouté le Shinai. Avant de partir avec son bel ampli, il m’avait demandé quand même :

- déballez-le, faites-le tourner, comme ça, quand je viendrai le prendre, on comparera ensemble.

Quelques mesures avaient suffi pour ouvrir un rayonnant sourire sur son visage (et ceux des heureux spectateurs présents ce jour-là)

 

Mais voilà, quelque temps plus tard, Massimiliano sort un nouveau préampli : le Genesi.

Zut.

Je le reçois en prêt avec des blocs Futura que je connaissais déjà… Rezut : quoique pas très pratique (uniquement utilisable en XLR !!!!), le trou creusé entre le Genesi et le Domino est de l’ordre de… De la béance, hélas.

Pour autant, même si la plénitude proposée par la puissance supérieure des Futura procure un confort, une sensation de bien-être supérieur, je continuais de penser qu’à choisir, je continuerai de privilégier l’Essenza, intégré, moins encombrant, moins contraignant….

 

Puis Armando (c’est le distributeur !) m’annonce…

- Le Supremo !

- ?

- c’est un Essenza mais dont l’étage d’entrée correspond au Genesi.

 

Aïe. Pas bon.

 

Une ou deux fois, il suggère que je le teste, mais craignant le pire (c’est-à-dire le meilleur !), je repousse hypocritement la proposition.

Jusqu’au jour où, lors d’une visite pour lui rendre des électroniques Alef (faut aussi qu’on vous cause de ça, parce que franchement, c’est du délire !), il pose le gros bébé dans mon coffre…

Fallait pas.

Parce que, trente secondes après l’avoir branché, froid, pas content du voyage, on sait qu’on a affaire à un chef d’œuvre.

Et tout est remis en question…

Oh, pas nos repères, mais la marche supérieure dans la hiérarchie monte toujours, et très haut.

La robe est la même que le Shinai : on en pense ce qu’on en veut, mais cet objet atypique réussit à être attachant.

Comme avec le Genesi, on est quand même bien embêté de n’avoir droit qu’à du symétrique.

Mais pour l’essayer derrière la perle marseillaise (le Majestuoso d’Eera (heureusement, on n’a pas le Meister !)), le symétrique est plutôt recommandé.

 

La suite ci-dessous :


autoroute musicale


La solution "dématérialisée" avec un Grand L, comme Lumïn !

S'il est difficile, dans la pléthore des hypothèses proposées (serveur audio, ordinateur + DAC, streamer…), de trouver sa voie pour profiter au mieux de sa "musique dématérialisé", nous avons choisi la nôtre !

Les Lumïn !
 

Un lecteur de réseau pas vraiment impressionnant au premier abord et pourtant superlatif à l’usage.
Un châssis de petites dimensions, coquet, taillé dans un bloc d’aluminium et une alimentation sophistiquée à part dans un sobre coffret étroit.

Lumïn est une marque née d’un groupe qui est avant tout développeur de solutions professionnelles en vidéo et audio.

Côté entrées, on est loin de l’inflorescence de plus en plus fréquente : 2 x USB et une RJ 45, les fonctions paraissent limitées.
Alors qu'en vérité, ce type de lecteur réseau est probablement la solution la plus universelle qui soit d'autant que le Lumïn peut lire absolument tous types de fichiers sur tous types de supports, sa vocation première étant d’être inséré dans le réseau local pour piloter un NAS (Network Attached Storage, soit serveur de stockage en réseau.)
Certes pour le piloter il faut rajouter un I-Pad et quelques applications dédiées.

Mais une fois la machine configurée et les interfaces installées, c'est une réponse à la fois très pratique, intuitive et ultra performante pour qui recherche une solution dématérialisée puissante, musicalement référente et ouverte sur l'avenir puisque l'appareil progresse par évolution de Firmware.

Vous glissez un Lumïn dans votre réseau ou au plus simple vous le branchez sur votre box pour les accès internet, vous ajoutez un Disque Dur pour le stockage et hop, ça chante.

Car vous serez emporté par les qualités musicales de ces objets.

Ce qu’on remarque en premier c’est une scène large, très profonde, et aussi très stable !
De l’air, une ouverture très rafraîchissante, et puis les timbres, la délicatesse, la fluidité, le fruité une dynamique explosive mais tenue, et aucune exagération, aucune emphase, un grave rapide et délié, volubile.
Lumïn est une source à part entière ; par opposition aux sources hybrides basées sur un ordinateur existant ; les ingénieurs ont en effet développé entièrement hard et soft, sur une base Linux, qui permet d’envisager l’avenir sereinement.

Un Lumïn devient un élément superlatif supplémentaire dans la chaîne de reproduction musicale, et permet d’écouter tout type de fichiers informatiques présents dans le réseau sans avoir à allumer son ordinateur, d’autant qu’il est compatible Airplay.

Et ROON !

L’utilisation de l’appli pour choisir, trier, jouer ses fichiers est vraiment simple d’accès, complète, et dépendra essentiellement de la qualité de la préparation des fichiers en amont.

Une nouvelle ère commence, le Lumïn s’installe pour longtemps dans une stratégie haut-de-gamme voire indispensable !


soleil levant


Japon

 

Quand je suis retourné, il y a plus de dix ans au High-End de Munich après plusieurs années sans, quelques stands m’ont intéressé, deux m’ont bouleversé.

L’un des deux, c’était Audio Note Japon, nommé désormais Kondo. Un stand dans les grands Hall du bas. Un stand si rempli de matériel qu’il devait rester la place pour 6 chaises.

Des enceintes de la marque ou en tout cas adoubées (les BiYura ?). Le choix des microsillons était évidemment d’un exceptionnel niveau artistique, mais, en luttant contre les larmes, je savais bien qu’acheter ces perles culturelles (je parle des disques) ne conduirait pas au même résultat chez moi. Le camarade professionnel qui m’accompagnait n’en pensait pas moins.

Mais les prix, les prix des appareils…

Depuis, tous les ans, je retourne écouter Kondo, désormais présenté avec des enceintes que j’apprécie moins, qui en racontent moins sur le potentiel sensible des créations Kondo. Pour autant, le niveau musical est quand même dans la marge de ce salon qui empile les références lamentables.

Sauf bien sûr quand Kondo accompagne les superlatives Living Voice Vox Olympian, mais à ce stade, on ne sait plus très bien ce qu’on écoute.

Et tous les ans je fais le même constat : des décennies après un premier contact avec Audio Note Japon (en comparaison avec Audio Note GB dans un moment que nous sommes peu à avoir partagé), je ne suis pas sûr que la haute-fidélité ait évolué dans le bon sens, à quelques exceptions près.

Aussi, lorsque Karl vient gentiment déposer l’intégré Overture PM-2, c’est forcément un moment étrange alors que je me défends d’être accro au matériel ou aux marques.

Un peu étrange de considérer que cet appareil somme toute pas énorme, qui sur le papier est un banal push-pull d’EL34, coûte quand même 32 000 €.

A l’observer de plus près, on commence à comprendre pourquoi.

Et à l’écoute ?

L’appareil est neuf, mais il donne tout de suite le ton. Et balaye tout doute : le prix est plus que justifié !

Rapide, énergique, rigoureux, nuancé, foisonnant ! Dans la veine des très rares amplificateurs à tubes que j’aime.

En quelques jours (oui : un mois quand même), il va s’ouvrir, respirer, prendre une liberté harmonique accompagnée d’une capacité des nuances de modulation qui évoquent ce qu’on a entendu de mieux en 300B mais sans les limites, imposant une intensité qui se déploie de plus en plus, y compris dans le bas du spectre, avec une tenue d’une rare fermeté, ouvrant sur des délicatesses de sous-couches cachées d’habitude dans l’extrême grave, sur des enceintes déjà gourmandes.

Pour tout dire, tous ceux qui ont pu assister aux deux présentations le trouvent plus nuancé dans le bas que les superlatifs Apurna qui passent pourtant le continu !

Certes, il n’alimentera pas toutes les enceintes de la terre, mais est très à son aise avec des TAD E-1 TX, ce qui en dit long sur son énergie car les bougresses ne se contentent pas de peu…

Je n’ai pas envie de faire des tonnes de commentaires : l’Overture PM-2 n’en fait jamais trop, mais rien ne manque ; il ne commet pas la moindre erreur et à l’arrivée, la parole est intégralement donnée aux musiciens, à l’humain…

Oui, je vais faire court : l’Overture est l’un des trois meilleurs intégrés que j’ai écoutés à ce jour.

Et mon préféré.

Or, ça en fait beaucoup, y compris des machins que vous ne pouvez qu’imaginer, et que j’ai diversement appréciés.

La sensation d’avoir trouvé une réponse à une longue quête.


frankie premier


Serblin & Son

Frankie « + »

Frankie D « + »

Frankie D 1000

Italie

 

N’est pas Sinatra qui veut !

 

Drôle de rencontre que celle-ci.

 

Quand on m’a proposé cet objet, à savoir le Frankie « + », j’ai immédiatement fouillé pour savoir un minimum de choses sur cette marque, me doutant bien qu’il y avait un lien avec Franco Serblin, mais lequel ?

Ben, c’est très simple, c’est écrit dessus : Serblin & Son, c’est la boîte du fils.

 

Ce qui n’était pas forcément un atout parce que, en dehors des concepts de finition et présentation que Franco Serblin a créé pour Sonus Faber et ensuite pour sa propre marque, le moins qu’on puisse dire est que, côté expressivité, incarnation, les enceintes des deux marques ne m’ont jamais emballé.

 

Mais bon, c’est un bagage. Et puis là, c’est le fils.

 

L’appareil (le Frankie) a de l’allure, suffisamment élégant pour ne pas avoir envie de le planquer dans un meuble, et suffisamment complet dans sa version « + » pour pouvoir exister seul sur une console raffinée.

En effet, Frankie existe en version «  » et en version « + », la différence entre les deux consistant en une carte supplémentaire (pour le « + »), streamer et convertisseur, pourvue, outre le RJ45, de deux entrées, S/PDIF RCA et optique.

Les deux versions sont munies d’une excellente carte phono MM/MC paramétrable, qui pour une fois n’est pas un gadget par défaut ! Cette entrée est même incroyablement qualitative.

Il est disponible en version bois et version noire.

Hormis quelques aspects pratiques quelque peu surprenants (par exemple pas de télécommande mais un pilotage par une appli sur smartphone ou autre), obligation de fiches bananes pour la sortie vers les enceintes, le Frankie « + » est une sacrée machine.

Un dosage pas loin d’être idéal entre onctuosité et précision, justesse et confort, une douce main accompagnante jamais dirigiste mais autoritaire quand il le faut ! C’est savoureux et d’un goût exquis.

 

Et si, face à d’éventuels compétiteurs dans la même gamme de prix - généralement pourvues de moins de fonction -, on peut avoir pour première sensation un pouvoir de résolution ouatiné sur le Frankie, c’est pour s’apercevoir très vite que c’est plutôt lui qui a raison, respect des clairs-obscurs et des modelés d’ombres qui est l’apanage de machines passablement plus coûteuses. D’ailleurs, sa douceur est trompeuse car elle ressort d’une propension au moelleux que seules une réelle rapidité d’établissement des notes et une fine élocution de leur déclinaison peuvent procurer, accompagnant des timbres parfois chauds mais jamais caricaturaux et un sens du délié très émouvant.

 

Je pourrais tout à fait vivre avec ce machin.

 

Un défaut ? Oui, certes :  il n’aimera pas les enceintes trop gloutonnes ou compliquées.

La solution ci-dessous :


tout est dans le nom


France, fabriqué en France

 

Atoll, gamme médiane

 

Premier épisode de la saga Atoll ; ou comment Atoll conquiert gentiment une place prépondérante chez staCCato après la première vague initiée par la découverte du haut de gamme (gamme 400) et les nouvelles technologies (modèles ST ou SDA).

 

Depuis toujours je cherche à composer des chaînes à budget tenus ou économiques, des chaines d’initiation ou pour amoureux de musique aux revenus modestes. Considérant toutefois que ça ne doit pas se faire à tout prix : mon but n’est pas de dire « oui » à tout ; mais bel et bien de proposer des solutions qui respectent un état d’esprit. Or, dans l’entrée de gamme, se démarquer est difficile car de fait, les appareils sont à la fois plus répandus et moins différenciés.

Ainsi, nous avons tenté diverses marques au sein desquels nous picorions tel ou tel produit qui nous paraissait un peu plus volubile que la triste moyenne, mais sans vrai succès, sans vrai bonheur ou alors à très court terme, sans avoir l’impression de construire une logique, une ligne.
Jusqu’à se rendre compte que nous ne voyions pas ce que nous avions quasiment sous le nez, une évidence telle que nous n’y pensions pas : la gamme Atoll.

Certes, nous avons abordé Atoll par le haut-de-gamme et le renouvellement technologique, mais pourquoi bouder ce qui a fait leur réputation et réjoui des milliers de mélomanes ou audiophiles à savoir les modèles à prix serrés ? D’autant que ces produits ont progressé à travers les générations suivant la courbe de technicité des grands frères, et sont des références incontestables, avec une esthétique sonore ni plus ni moins orientée ou revendiquée que leurs divers homologues anglais ou autres.


mythes fondateurs


Chypre


Parfois, dans une vie de mélomane conscient qu’il faut bien confier sa précieuse musique à des appareils sophistiqués si on espère la savourer pleinement, l’appréhender, s’en imprégner, en humer tous les parfums, s’émerveiller aux plus infimes nuances de couleurs, il arrive (heureusement) qu’on ressente un choc lors de la rencontre avec un engin un peu différent… Ça peut se passer en poussant la porte d’un auditorium lors d’un salon, ou chez un client, ou pour nous professionnels, en recevant des appareils en test ; un coup au cœur car parfois, très rarement, un objet libère tout simplement plus de musique.

Un coup au cœur, oui ça arrive

Un choc, c’est plus rare.

Alors, reconnaissons-le, Aries Cerat a probablement été un des rares vrais chocs de la vie musicale de votre serviteur dans sa quête permanente des meilleurs instruments de reproduction.

Munich 2011, alors que ça faisait quelques années que je n’y avais pas mis les pieds, la ballade au milieu de cette débauche d’armes lourdes était à la fois enthousiasmante par les accumulations de créations cinglées et décevante par la banalité cacophonique, aussi bien dans les choix de musique que dans le résultat final, surtout dans des salles où les budgets étaient multiples de 5x0.

Certes une larme avait perlé sur le stand Kondo, mais… vinyle uniquement, mais étroitesse du lieu créant une intimité favorable, mais choix musicaux très orientés, mais tarifs alarmants…

Et puis, alors qu’on n’y croit plus vraiment, on pousse la porte d’un des auditoriums du haut (les plus prestigieux) en n’étant pas même sûrs de prendre le temps d’aller s’assoir, un peu blasés à la longue.

Premier choc : la respiration soudain, l’air, la sensation du direct, prise rectiligne avec le réel alors que le disque qui tourne est une vieillerie un peu spectaculaire et un peu vaine (Rhapsodie Hongroise de Liszt  par Stokowski), soit, mais là…

Alors nous allons nous assoir.
Et nous allons rester. Et revenir…

Jamais je n’avais ressenti une telle authenticité dans les dimensions relatives des instruments de l’orchestre dont l’enveloppe globale est parfaitement plausible, impression non galvaudée d’être au concert en dépit du côté un peu suranné de la prise de son, qu’importe, les matériaux des instruments, les humains derrière les instruments, les élans du chef sont si présents, palpables, qu’on les voit, on pourrait les toucher si on était un peu plus près.
Il est très difficile d’expliquer cette crédibilité, mais elle suppose que l’air autour des instruments revête une densité juste, et que le grain qui sépare les cuivres entre eux, les bois entre eux etc… soit d’une plénitude physique inexorable.
La rythmique implacable, les effets tziganes outrés, la rondeur des bois et l’éclat luisant des cuivres, la dramatisation hollywoodienne voulue par Stokowski sont racontés avec une justesse irréprochable par le système que nous écoutons, ou plus précisément que nous n’écoutons plus, immergés dans le bonheur immédiat aux facéties de Stokowski

Disque suivant, Madeleine Peyroux en CD sur un DAC Aries Cerat gigantesque, ici tout est gigantesque quand on s’aperçoit que le préampli phono est un bloc d’un demi mètre cube, il doit y avoir un bon quintal d’électroniques sur le sol au centre d’enceintes à pavillons, les Tune Audio vous l’aurez sans doute deviné.

Là aussi évidemment une prise de possession de l’espace surprenante, d’autant que le disque n’est pas un modèle technique, je suis médusé par la sensualité de la musique sans la moindre triche tonale, ou un quelconque sirop arrangeant, on entend clairement que la prise de son est très moyenne mais le système permet de passer au-delà pour partager « don’t wait too long » en lien amoureux avec l’étrange Madeleine…

J’étudie la pièce avec curiosité : rien, pas le moindre traitement acoustique alors qu’au même étage les moyens mis en place par les exposants sont délirants. Ici le dépouillement est total, le matériel, quelques bannières, point.

Nos hôtes voyant que nous sommes sincèrement intéressés et même interdits, bouche ouverte langue pendante, nous proposent gentiment de choisir un disque ; je désigne un vinyle de sonate de Beethoven par Perlman et Ashkenazy et découvre ébahi que j’étais toujours un peu passé à côté de cette vision majeure, et saisis enfin toute la ponctuation de l’intelligence stylistique du texte et sa lecture : violon et piano sont réels, plus que réalises : réels ; ils sont posés devant nous et on perçoit jusqu’aux sourires de complicité des deux stars, l’enthousiasme très concentré sur l’hommage rendu à un chef-d’œuvre de la musique occidentale, et tout en écoutant, je me dis : c’est donc possible ?

J’avais certes approché des sensations de ce genre il y a longtemps lors de visites chez des audiophiles barges au Japon et leurs extravagantes usines à pavillons autour de Goto ou Onken, mais toujours accompagnées de petits désagréments, instabilité, homogénéité perfectible, l’impression qu’un réglage est absolument idéal pour un disque mais pas pour le suivant et demanderait des ajustages permanents et surtout l’impossibilité de proposer une version commercialisable de systèmes en évolution permanente et demandant fer à souder et une gamme de clefs Allen à tout moment.

Là non… L’émotion inouïe d’un partage d’élans du cœur continuera avec les Rolling Stone, Pollini et puis d’autres… car nous y retournerons plusieurs fois sur les trois jours de notre visite et ne serons jamais déçus, toujours troublés, secoués, perturbés, quasi-traumatisés par cette concrétisation de la musique.

Le seul stand où nous éprouverons des bouleversements aussi délicieux et sensuels au fil des années sera celui improbable occupé tous les ans par des coréens (Silbatone) qui apportent chaque année un monument de l’histoire de la reproduction musicale, telle en 2015 une paire de grands pavillons Western Electric de 1946 (ou 1936, j’ai un doute) dont certes les alimentations à excitation utilisent des tubes NOS ( !!!!) mais qui, en dépit de couleurs un peu marquées, renvoient tout ce qu’on peut écouter par ailleurs dans ce gigantesque capharnaüm qu’est le High End de Munich au rang de pacotille ou même de néant prétentieux…

Evidemment, l'année du choc Aries Cerat Tune Audio, le camarade qui m’accompagnait décidera de distribuer les créations Tune Audio, parce que c’était l’élément final, parce que c’était drôle, parce que c’était stupéfiant.

Moi j’avais dit  « attention : nous avons découvert ces formidables transducteurs grâce aux électroniques qui participent grandement de ce résultat puissant ». C’est fou ce que je peux être sentencieux de temps à autre.

Mais je comprenais l’impossibilité d’envisager de distribuer cette armée de Panzer Art Déco chypriote en France, un ensemble électronique représentant quasiment 2 mètres cube avec une esthétique pour le moins… disons originale et quand même à des prix coquets même si plus que justifiés et justifiables face à la honteuse démesure de la hifi haut-de-gamme.

En effet, lorsqu’on avise quantité, dimensions et qualité des transformateurs et selfs très nombreux, ainsi que les inventions surprenantes qui habitent ces cuirassés, on devrait même louer le fait que les vaisseaux Aries Cerat viennent de Chypre car, issus des mauvaises habitudes des pays blasés de la hifi, ils coûteraient le double.
Au bas mot.

Fort opportunément, au fil des ans, Stavros, créateur génial des Aries Cerat, travaillera à proposer des objets un peu moins monumentaux et surtout moins coûteux mais tout aussi performants, dans la même logique de piliers de cathédrale musicale.

Ainsi, Munich 2014, on découvre un ensemble allégé à 55 000 € (et de quelques décimètres cubes) au lieu des 90 000 du premier. Quand même !

Et dans la foulée, Aries Cerat crée des intégrés (le Diana suivi du Genus) et un DAC (Kassandra II) un peu plus logeables (200 kgs sur la balance quand même. Oui : le tout) et moins inaccessibles encore (38 000 € l’ensemble) et notre ami 080 décidera aussitôt de parachever sa présentation avec ces deux derniers bijoux. C’est fait, c’est magnifique et c’est sans équivalent et compte tenu de la revendication musicale unique, ce n’est même pas cher.

 

Ecoute ci-dessous :


né de tant de mers


Grèce

 

Voilà qui sonne très « grec », vous ne trouvez pas ? Devices…

En tout cas, un nom pareil, je ne vais pas le réécrire à tout bout de champ.

 

L’histoire de l’arrivée de la marque susnommée est inhabituelle, mais des bonnes surprises comme ça, on les aime bien.

Un camarade du petit monde de la haute-fidélité dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis des lustres pousse la porte du magasin à l’improviste (un samedi !), toujours aussi relax, toujours aussi souriant et - j’allais pouvoir le vérifier - toujours aussi extravagant. Au sens de jovial et enjoué.

On parle (beaucoup), on déjeune (modérément), on boit (très peu), on parle (beaucoup beaucoup).

On refait évidemment le monde, à commencer par celui de la hifi (il faut dire que c’est vraiment tentant de le refaire), il m’expose sa nouvelle orientation commerciale, ses choix, moi mes projets.

 

Dans les marques pour lesquelles il s’est pris de passion, il en cite une qui nous a alertés à Munich et l’autre que je n’ai même pas vue.

L’une, c’est Tsakiridis Devices.

 

Fondée en 1987, la marque n’est pas à proprement parlé un petit nouveau et il suffit de voir la liste des distributeurs internationaux pour comprendre qu’une fois de plus la Hifi française reste imperméable aux pays européens considérés avec un rien de snobisme comme exotiques. Mais ça vient, ça vient, serbes, polonais, bulgares, chypriotes commencent à trouver leur place. J’ai personnellement tendance à penser que c’est plutôt de ces horizons que vient la fraîcheur, sans pour autant sombrer dans la naïveté : on a déjà écouté d’ennuyeuses propositions roumaines ou bulgares ou polonaise, ou serbes ou… Oui, bon.

J-F (c’est le camarade jovial) m’explique l’histoire de l’entreprise, les choix techniques, et surtout pourquoi lui est emballé.

Bon, je me méfie : ce garçon s’emballe souvent. Mais il a de l’oreille le bougre. En outre, la marque m’avait été recommandée par un ami grec.

De retour au magasin, je lui dis : « je suis sûr que tu as dans ta voiture quelque chose à me faire écouter »

- « Pas vraiment, j’ai un peu tout semé au fur et à mesure des visites, mais surtout je ne suis pas venu pour ça, j’avais vraiment envie de te revoir… »

 

Se ferait-il prier ? Allez j’insiste.

Aussi notre vaillant J-F va-t-il me chercher un appareil Tsakiridis Devices qu’il déballe amoureusement. Un petit intégré, l’Aeolos, premier modèle de la gamme me dit-il, regrettant de ne pas avoir son petit préféré de la gamme, l’Aeolos Ultra qui, muni de KT150, doit dépoter un peu plus et donc couvrir un plus large éventail d’enceintes.

Nous branchons l’Aeolos. J’observe un instant l’engin. Rien de nouveau sous le soleil, un push-pull d’EL34, 4 x ECC81 (JJ Tesla, pas mal). Aucune conclusion possible ni dans un sens ni dans l’autre, car la majorité des amplis à tubes est rapidement fatigante par ses excès, le manque de justesse englué dans le sirop. On appelle ça : la chaleur des tubes.

Ce n’est d’ailleurs pas facile à comprendre pourquoi à schémas très comparables on constate autant de différence à l’écoute qui ne sont pas que de l’ordre de la qualité des composants. La conception des alimentations ? Surement. Pour autant, certains appareils d’apparence saine sont incroyablement guimauve à l’arrivée… Bah…

 

Je suis rassuré par la qualité perçue de la fabrication du bébé hellène, façade épaisse avec deux petits boutons ronds – allumage / extinction et sélecteur d’entrée -, châssis bien ajusté, couvercle de tubes original, solide peinture granuleuse, l’Aeolos a beaucoup plus de cachet que sur les photos.

4 x entrées ligne à commutation relais, rien de bien folichon, pas de phono ou d’USB ; sous le capot protecteur deux vumètres (pour le réglage du bias) et 4 commutateurs (2 par canal) qui permettent de jouer sur un réglage de contreréaction (bien !!!) et sur un passage de mode pentode à triode (mouais…).

Il est vrai que l’EL34 se comporte bien en triode, mais souvent la proposition alternative est saugrenue.


un outil surprenant !


Accuphase a le don de me contraindre à reconsidérer divers acquis, voire des a fortiori qui sont devenus insidieusement des a priori.

 

Par exemple, jusqu’alors, aucun des appareils correcteurs dit « acoustiques » ou égaliseurs qu’on nous avait proposés ne nous avait conquis.

Si en effet, sur quelques combinaisons, ces bidules semblaient améliorer plus ou moins passablement le comportement de l’interaction enceintes / pièce, l’apport se faisait systématiquement au prix de la transparence fine.

Certes, des détails semblaient mieux détourés, l’énergie parfois mieux contrôlée et la scène sonore, de temps en temps, plus stable, mais la micro-dynamique, les suivis de notes complexes, tout ce qui donne le frisson, la vie, l’humanité, hop, à la trappe.

Mais bon, nous nous faisons un devoir de ne pas nous laisser dominer par les a priori, aussi notre ami David n’a pas eu à insister pour nous donner envie de découvrir l’objet en question.

 

Le DG68.

 

Alors késako ?

 

C’est un peu selon. Théoriquement cet engin dont la façade est largement mangée par un écran couleur est avant tout un Analyseur/Correcteur paramétrique entièrement numérique 67/80 bandes par DSP ultra haute vitesse.

 

Mais c’est aussi un convertisseur. De haut rang.

 

Quand bien même on peut l’utiliser avec d’autres convertisseurs. Voire derrière un préampli phono.

Si si. Puisqu’il y a des entrées analogiques. C’est, à ce propos, une utilisation que Accuphase préconise.

Là, bon, pas sûr.

 

Nous l’avons testé en sortie d’un lecteur réseau, relié en S/P-DIF RCA puisque, hélas, l’appareil ne dispose pas d’entrée USB.

Nous avons tenté quelques approches différentes de réglage, les unes automatiques (Smooth et Flat) d’autres à la main ou avec des protocoles de mesure variés.

Faire le tour de cet objet requiert quand même pas mal de temps, et de doigté, car certaines manipulations non réfléchies pourraient vite amener à griller les enceintes, par exemple en voulant obtenir du 20 HZ à 0 dB !!!

 

Mais qu’à cela ne tienne, il y a un réglage automatique qui est magique : Smooth.

Nous avons essayé le mode Flat, mais sommes tombés dans les travers d’autres correcteurs, à savoir se mêler de ce qui ne les regarde pas et commencer à tourmenter la courbe de réponse des enceintes au point d’une part d’en transformer la personnalité et surtout d’affadir totalement la musique par une simplification outrancière des dynamiques. Curieux. Mais pas nouveau.

Bonne nouvelle, sur ces deux réglages, la machine veille à ne pas saturer les enceintes et ajuste son niveau de sortie en prenant en compte les capacités dynamiques de l’enceinte.

Le réglage automatique est plutôt long, et s’effectue via à un micro fourni, placé si possible à l’emplacement d’écoute. N’en concluez pas que la correction active impose un « sweet point » (c’est technique) étroit lors de l’écoute. Bien au contraire !

Des trains d’ondes plutôt complexes permettent à l’analyseur de mesurer la courbe « dynamique » des enceintes dans leur environnement, d’estimer les aberrations tonales et toniques issues de l’interaction enceintes / pièces, sans, en mode Smooth, chercher à corriger l’enceinte.

On peut aussi varier les réglages à la main, par exemple à l’aide d’un crayon optique fourni qui permet de dessiner la courbe souhaitée. Ou encore utiliser d’autres protocoles de trains d’ondes. Il y en a un, par exemple, qui semblant progresser par bons successifs et croisés de rangs harmoniques paraît très intéressant. Ou utiliser l’engin comme un égaliseur manuel à l’ancienne. Ou entrer en mémoire des corrections mineures pour par exemple arranger un peu le son venu du décodeur télé, ou d’une liaison Bluetooth. Bref, les possibilités sont quasiment infinies.

 

L'écoute ci-dessous :


prends ton envol !


 

« Pour une fois qu’un appareil à tubes n’est pas anéanti ou relativisé par une comparaison avec le JD, même à plusieurs fois son prix, je suis conquis » – écrivais-je dans la page consacrée à la marque Tsakiridis et à propos de l’Aeolos base.

Mais, depuis est arrivé le vaillant Hermès !

Bon : on aime ou pas sa bouille plus audiophile avec ses transfos apparents.

Lui utilise des tubes EL84, un tube qui peut être très rapide, mais manque de puissance. Limite compensée sur le Hermès par 4 tubes par canal délivrant une puissance souvent très suffisante de 20 W.

 

Il est à ce propos particulièrement volontaire et se débrouille même sur des enceintes à priori trop grosses ou compliqués pour lui à un point que c’en est surprenant.

 

Je vais un peu vite : j’ai oublié de préciser que le petit bonhomme est muni d’une carte DAC/USB et qui, franchement est pour le moins bluffante avec pour conséquence que, pour se constituer un système simple, efficace, chantant, enjoué, il suffit d’un ordinateur avec un bon logiciel et d’une paire d’enceinte qui ne bridera pas l’enthousiasme joyeux du petit messager.

Outre qu’il est volontaire, ce petit intégré grec sait utiliser ses facultés d’énergie et de rapidité pour distiller des timbres subtils dans une transparence et une précision si homogènes qu’on n’en sent guère les limites que par comparaison avec un Aeolos Ultra, par exemple.

Ce petit machin est diabolique et saura accompagner des enceintes bien au-delà de son prix.

 

Un vrai coup au cœur !

 

Honnêtement, si je devais choisir, je le préfère à l’Aeolos base, sans doute un peu plus raffiné mais moins enjoué, moins « rock & roll »…

 

Quand on passe à l’Ultra, ben évidemment, il n’y a plus de comparaison directe possible…

 

Au moment du choix, il ne faudra pas s’inquiéter : on est si loin, que ce soit avec l’un ou l’autre, de la baudrucherie des amplis à tubes vadrouillant de mollasson à vulgaire, de trop beau pour être vrai à trop incohérent pour être vrai, qu’il n’y aura pas faute ou erreur et peut-être des arguments plus personnels entreront en ligne de compte, fabrication en Europe, look, perception personnelle d’un ensemble etc…

 

Nous ne sommes pas du genre chez staCCato à empiler les références dans une même catégorie de prix, mais quand un appareil chante vaillamment, on ne va quand même pas se l’interdire !


sérénité et opiniâtreté


 

Dès qu’on a appris l’arrivée d’une Version Ultima de l’Aeolos, et surtout en quoi il consistait, on a eu le sourire !

 

Et pour cause, il s’agit ni plus ni moins que d’un Aeolos Ultra dont les composants, - principalement les condensateurs de liaison, d’alimentation, les transformateurs de sortie et une pléthore de petites choses -, ont été remplacés par des référents sélectionnés ou fabriqués aux petits oignons, dignes de compétiteurs ô combien plus chers.

Parce que, franchement, c’est presque dérangeant de mesurer le niveau d’équipement rapporté au prix final, à 5 800 € !

L'explication est (hélas) simple : la faible taux horaire de la main-d'oeuvre spécialisée en Grèce dans un appareil qui en requiert beaucoup.

La démarche de travailler autour de composants supérieurs (condensateurs de liaison référents, résistances au top ou mieux encore : transfos de sortie 16 couches) dans un schéma et des affinages qui ont prouvé toute leur valeur (l’Aeolos Ultra) ne peut que nous plaire, nous qui avons longtemps proposé des versions patiemment « optimisées » de notre bien-aimé Jolida JD303.

Autrement dit, le résultat sonore n’aurait pas dû être une surprise puisque nous avons l’expérience de ce qui pourrait parfois ressembler à un coup de baguette magique.

 

Et pourtant, surpris, nous l’avons été, bel et bien !

 

D’abord l’ampli, à usage égal, paraît plus puissant, énergique (encore !) que son référent, l’Ultra. Mais surtout on repousse incroyablement loin les frontières du possible, notamment par un sens de la définition et des demi-teintes qu’on n’espère guère que sur quelques rares références, le tout dans un silence de fonctionnement parfait !

Mais attention, le félin masque le fauve : la délicatesse d’un horloger rivalise avec la capacité à la tension et à la morsure d’un tigre.

Sans aucun artifice, trucage ou faiblesse tonale.

Une scène sonore déployée, aérée, stable mais vivante et un sens du balancement ou du groove qui invitent au délassement paresseux ou enjoué !

Navigation jamais égarée sur les flots des modulations des plus frissonnantes aux plus tempêtueuses, il n’est pas un seul critère où l’Aeolos Ultima laisse entrapercevoir la moindre faille.

 

Or nous avons quand même testé un paquet d’amplis à tubes depuis quelques années, dont des machins théoriquement incontournables et largement surestimées.

 

Pour faire mieux qu’un Ultima, il faut directement envisager de passer chez Aries Cerat, ou Kondo ! C’est dire !


le DG68 à l'écoute


 

Nous avons d’abord écouté le DAC seul, sans correction et sans surprise, on retrouve ce qu’on avait adoré du DC37, l’autorité de bronze, la prise de possession de la pièce, mais en mieux : timbres plus délicats, des notions d’amortis de notes qui rappellent le DC950, un sens rythmique si souvent négligé par la hifi et une louable capacité à respecter les atmosphères.

 

Mais dès qu’on enclenche la correction idéalisée, le DAC est métamorphosé !

Que de subtilités, à tout point de vue ! Que de mondes cachés soudain dévoilés, sans surexposition intempestives à nos oreilles libérées des masques vicieux de l’acoustique !

Quelle(s) énergie(s) sous contrôle !

 

On peut avoir l’impression d’explosions dynamiques un peu refreinées alors qu’en fait pas du tout : elles sont simplement plus naturelles, dépourvues des duretés éventuelles dues aux toniques où à des résonances de pièce.

La scène sonore semble reculer pour un meilleur déploiement et surtout une stabilité inconditionnelle et un rare rendu des ambiances ou atmosphères.

Cette fois, il ne s’agit plus d’une prise de possession de la pièce, mais bel et bien d’une conquête !

L’épanouissement des modulations croisées sur des passages symphoniques complexes deviennent d’une parfaite compréhension dans les proportions proportion, un relief et une probité expressive qui justifieraient de doubler le prix de l’objet.

 

Un aspect remarquable de nos essais a consisté à comparer le DG68 à un de nos convertisseurs repères. Le DG68 en mode sans correction est passablement moins varié et éloquent, subtil et finaud que notre référent.

En mode « corrigé », c’est le contraire !!! Le DG68 prend la main sur presque tous les critères.

C’est très déstabilisant.

 

Pourquoi Accuphase réussit là où tant d’autres échouent ? Sans doute parce que le concept est global, les corrections, travaillées dans l’environnement du DAC, donc sur un signal court ne quitte pas une logique cohérente.

D’ailleurs, un essai certes rapide en utilisant l’entrée analogique m’a quand même moins convaincu.

En outre, nous ne sommes pas tous d’accord : certains d’entre nous ne peuvent s’empêcher - alors que nous avons tous adhéré à quelques corrections purement acoustiques de la pièce à portée d’effort de tout un chacun - d’être gênés par « l’artifice » du processus. Et de fait « entendent » l’artifice.

Moi pas. Et encore, je sais que nous n’avons pas fait, lors des essais de ce sorcier, le tour des possibilités d’affinage.

Je comprends toutefois les réserves pour nous, en magasin : la tentation d’utiliser les 30 mémoires (extensibles par carte) pour « truquer » nos démos sera difficile à rejeter. Rendre nos présentations plus probantes, soit, mais en optimisant le comportement de la pièce, c’est déontologiquement discutable.

 

Expression fausse d’ailleurs, car la pièce et ses réactions sonores ne changent pas : la fabuleuse machine Accuphase ne fait que « précorriger » - en amont donc - ce qui va exciter les défauts majeurs de l’environnement.

Attention de fait à ne pas attendre des miracles dans les cas extrêmes : le DG68 n’améliorera pas une atmosphère de cathédrale, ne remplacera jamais un minimum de précautions acoustiques.

Ecouter la même enceinte dans la même pièce avec et sans un généreux tapis sur un parquet créée une différence de « couleur générale » (ce qui ne nuit pas à la richesse harmonique de l’enceinte) et de comportement global, par exemple une plénitude organique plus ou moins accomplie. Le DG68 ne corrigera pas ce constat.

Mais il enrichira considérablement l’éloquence musicale en nettoyant de si nombreuses gênes ou scories dont on na pas forcément conscience.

 

Une machine à utiliser avec parcimonie, sachant que, chez le particulier, ce n’est pas un problème. A condition d’être bien attentif au moment du réglage de la bête et ne pas demander du 10 HZ à 0 dB à des enceintes bibliothèques.

Le résultat est si probant qu’on se demande ce que le DC1000, seul, offre de plus que le DG68 « corrigé ». Bien sûr, Accuphase a la réponse : associer les deux par le mode propriétaire HS-Link.

Ben voyons…


Dac ? Dac à 300%


Nouveauté attendue venant d’Atoll ? Par moi en tout cas, oui, même avidement.

 

Suggéré autour de 2500 €, L’Atoll DAC300, convertisseur « numérique => analogique », est parfaitement placé en gamme. Euh… Même très au-delà de sa gamme !

 

Pourquoi « attendu avidement » ? Tout simplement parce que je suis en quête de convertisseurs de tout genre ou toute catégorie et jamais trop enchanté par ce que j’ai pu écouter.

Si j’ai comblé l’attente à partir de 5 000 par les Eera (avec l’agacement corollaire que ça donne l’impression que l’on s’enferme dans des codes), je n’ai rien trouvé en dessous ou alors très en dessous. Vide d’autant plus difficile à mesurer qu’un Eera Andante pourrait valoir plus si l’épanouissement musical était le seul guide d’achat.

 

Fortuitement, l’Atoll DAC300 est entré en lice !

 

C’est un Atoll, donc on en a pour son argent et ce dès l’analyse des fonctions disponibles, entrées nombreuses, variées, sorties itou dont une en symétrique et une vraie sortie casque en façade.

C’est un Atoll, donc il est beau… Euh…

En tout cas celui-là l’est, tout comme les modèles présentés depuis quelque temps, particulièrement avec sa ligne similaire mais en slim-line aux récents IN300 et 200 Signature (il faut que je pense à une petite chronique pour celui-là), simple et charmante.

Affichage net d’un bleu doux qu’on ne peut hélas pas éteindre. Ou alors j’ai pas trouvé.

C’est un Atoll, donc il devrait chanter et, à l’aune des créations normandes depuis quelques années en tout cas (je ne suis pas un connaisseur historique), sans faux col. J’étais de fait plus impatient qu’inquiet de découvrir les performances auditives du nouveau DAC.

 

A peine branché, sans les précautions d’usage (phase, température de fonctionnement optimale etc…), le plaisir embrase les oreilles : on tient avec le DAC300 une nouvelle référence, comme l’IN300 l’est dans la catégorie intégré tout terrain en affirmant un caractère fort, expressif, joyeux, fin dans un rapport qualité/prix de haut vol.

 

L’esprit du DAC300 est le même !

 

J’ai failli rendre l’appareil à Laurent venu nous le présenter dès son retour du parking, soit après trois minutes d’écoute :

« C’est bon, j’ai entendu, ça marche. Formidable, merci ! »

Mais Laurent est un ami : autant passer un bon moment ensemble. Et explorer plus avant cette machine.

D’autant que je ne lui ai pas facilité la tâche en l’installant dans un environnement qui ne cache rien, n’arrange rien : 

Lumin U1 évidemment relié en USB au DAC300

Grandinote Shinai,

et surtout les Adelaïda de ppfff ! Eh oui, un écrin de luxe pour un appareil à 2500 €.

 

Le DAC Atoll n’a pas droit à l’erreur dans ces conditions !

Câblage symétrique en Tim-Référence, mais un simple Amboise pour le secteur : autant je veux que la chaîne aval révèle tout de l’appareil sur le grill, autant fausser l’analyse d’icelui en le boostant d’emblée, surtout sans essais de compatibilité d’humeur, n’est pas un service à rendre au futur client.

 

Le reste de la journée passée à écouter et, à la demande de Laurent, à comparer le DAC300 ne procurera qu’un lot de bonnes surprises, aucune ne venant contrarier la perception enthousiasmante des premières mesures.

Transparence et rapidité s’affirment ouvertement. Le DAC300 fait preuve d’une franche autorité, un engagement direct dans la musique, avec un aplomb exemplaire sur un très large spectre construit sur un grave profond, aussi puissant et tenu que le reste. Car l’Atoll DAC300 ne manque pas d’énergie, bien au contraire, il empoigne l’espace avec fermeté mais prestance et dispose les intervenants dans leur relief naturel et une perspective vraisemblable.

La proposition est chatoyante et habitée, pourvoyant les notes d’un noyau ardent.

Les attaques sont vives et luxuriantes au profit d’une incisive lisibilité et d’un sens du swing qui fait partie de nos critères indispensables. Lisibilité qui – j’anticipe les craintes ! – ne rime pas avec chirurgie ou froideur (et en effet ça ne rime absolument pas).

Vivant, joyeux, le DAC300 n’en est pas moins d’une distinction sensible et touchante, sa rapidité procurant une savoureuse onctuosité sur les cordes ou les voix. Les articulations de modulation s’entrelacent mélodieusement, la machine, chantante et changeante, décrypte aisément des entrecroisements complexes de lignes sonores parfois alambiquées dans une symphonie de Pettersson (la n°5 par Christian Lindberg) ou dans le prodigieux « black rainbow » de St Vincent ; et si parfois les lignes sont un peu simplifiées, les réverbérations un peu courtes, on ne s’en rendra compte que par comparaison avec des cadors du genre.

A ce sujet, un rapide essai sur un support SSC que distribue Atoll – était-ce le Twinbase ? – a rapproché le DAC300 de l’appareil en comparaison.

Musiciens, instruments, artifices divers s’ébrouent librement dans un positionnement, un environnement et des dimensions relatives réalistes (Smetana par Jerusalem, Tchaïkovski par Lisa Batiashvili ou toujours St Vincent sur un fichier pourtant pas des meilleurs).

Le développement harmonique respirant n’essuie ni boursouflure ni rétrécissement, dans une extension dynamique en constants entrechats, sans pallier ni contrainte ni scories, qui n’admet aucune dureté ou réduction dans la cohérence globale. Encore un point qui fera le trou avec la plupart des compétiteurs je pense.

La rigueur est de mise, au sens où le DAC300 ne se mêle pas d’intervenir dans l’histoire que nous racontent les musiciens, il en est le relais direct, une fluide courroie de transmission, s’efface autant que possible, humblement, et si certes les rares appareils que nous avons sélectionnés (notablement plus coûteux) nous rapprochent plus encore des hommes, l’Atoll nous en dévoile d’ores et déjà l’essence physiologique, la fibre vitale.

Une telle machine à musique nous manquait dans un rapport qualité/prix aussi favorable.

Elle touche au cœur par sa justesse et son honnêteté, et l’évidence hédoniste installée dès les premières secondes n’a pas connu le moindre bémol pendant 5 heures d’essais, sur des fichiers de tous genres, techniquement (16 ou 24 bit, fréquences d’échantillonnage variées ou DSD) ou musicalement (du violon solo d’Anne-Sophie Mutter dans la superbe Folia de Penderecki à « my name is mud » de Primus, reconnaissez qu’on a ratissé large).

Je suis très heureux de l’arrivée du DAC300 Atoll, car s’il ne bouleverse pas notre hiérarchie (ouf !), il y trouve naturellement sa place, seul sur les premières marches du haut-de-gamme, et il est clair qu’il en bousculera d’autres : nous avons écouté suffisamment de bécanes indigentes (artistiquement) qui ne justifient pas leur prix pour savoir que le DAC300 va faire mal sur le marché et combler des mélomanes exigeants sans les ruiner.

 

Belle réussite !

 

Et c’est un Atoll.

 

Et c’est français !

 


les singuliers


Car là où certains choisissent le « plus beau que nature », le confort répétitif ou une fluidité un peu simplificatrice, la voie défendue par Atoll est celle de la franchise lyrique, l’enthousiasme rythmique, la vivacité et la réactivité, quels que soient les modèles.

Or, la vitalité, l’engagement musical au risque de révéler des vérités de disques que parfois on préférerait maquiller, soit, mais au profit de la justesse du swing, de l’humain, ça correspond évidemment à notre recherche permanente non ?

 

Aussi avons-nous décidé de nous spécialiser, devenir des représentants complets, une sorte de magasin pilote pour notre large ilot de l’ouest et opposer la joie de vivre française à la ploutocratie prétendue de quelques propositions célèbres…

Alors, CD ou IN80 SignatureCD ou IN100 Signaturegamme 200 Signature incluant ST ou SDAchaîne mini-format MS120 + HD120 + MA100, les options diverses, tout ce joyeux petit monde sera présenté en permanence au magasin avec du stock pour certains modèles et des modalités commerciales à l’avenant, selon que vous désirerez un ou plusieurs appareils.


et les ténors...


Tout autant que les éléments séparés de la gamme 400.

Ces éléments séparés, de même que l’intégré IN 400, bénéficient et feront bénéficier l’acquéreur, d’un rapport qualité / prix exceptionnel ! Et la nouvelle mouture du PR400, dit Signature, en fait sans aucun doute un jalon de notre bizarre profession.

Mais, pour Atoll comme pour nous, est-ce la bonne voie mercatique ?

Pas sûr ; peut-être auraient-ils dû créer une marque parallèle « ésotérique » et afficher les prix hautains qui forcent le respect ?

 

Mais, que voulez-vous, ce sont des gens honnêtes…


les passe partout


Et c’est là qu’arrivent les deux frangins (car oui, décidément chez Serblin & Son, tout est affaire de famille).

 

Le fiston Serblin a en effet concocté deux autres joujoux dans le même boîtier, pourvus des mêmes fonctions.

 

Frankie D et D1000, « + » ou pas.

 

Si Frankie D est déjà bien plus serein avec des enceintes qui compliquent l’existence de Frankie pas D, Frankie D1000 ne semble guère redouter que la médiocrité des plus honteuses enceintes lourdingues de la planète. Et encore, il saura en sortir quelque chose.

 

Perso, j’ai un faible pour le D qui, s’il semble déjouer le côté un peu flatteur du petit frère, ne renonce à aucune des nuances musicales, expressives, ferventes, ni à la moindre once d’un raffinement simplement un peu plus… rigoureux ?

 

Mais mon collègue Philippe de Green*K design a opté pour le D1000 enthousiasmé par une universalité d’emploi de peu d’équivalent que ce soit face à ses Dyptique dont le rendement n’est quand même pas le point fort, ou pour contenir ses chères Avantgarde dont le rendement est, au contraire, du côté des sommets.

 

Si cette facilité à tenir quelque enceinte que ce soit est obtenue avec possiblement un sens des articulations et des début et fin de spectre un peu moins voluptueux - et encore n’est-ce plus si évident dès que l’enceinte piège les amplificateurs dans ses tentacules poisseux – le prix (compter 3500 € pour la version D1000 « + », contre 3000 € pour les deux autres) remet les pendules à l’heure !

 

Que du bonheur !


aïlleuh...


Sensation immédiate et poignante d’une densité palpable, une capacité à poser des fondations, ancrer les bases sonores dans le sol qui ramènent à nos meilleurs repères jusqu’ici (les Apurna Apogée, où les Alef Solista) alors que l’appareil est donné pour 37 W.

Ce qui se traduit par la capacité à appuyer physiquement les notes les plus basses avec une pression organique toujours parfaitement contrôlée, quelle que soit la complexité du signal.

Pour délivrer ensuite des subtilités de modulation, des profondeurs posées, des amortis de note, des métissages de couleurs dans une perspective toujours cohérente, stable, respirante et d’une richesse qui dépasse l’entendement.

La transparence, la finesse sont au rendez-vous d’une capacité par ailleurs à cogner comme un poids-lourd si nécessaire, avec puissance, panache mais sans jamais la moindre perte de contrôle, le moindre excès, le moindre débordement. La capacité dynamique est aussi subtile que grandiose.

Le tout dans un ordonnancement idéal des évènements même les plus tordus qui distille le meilleur swing qu’il nous ait été donné d’entendre (certes, le Majestuoso n’y est pas pour rien non plus : sans lui, ce sens musical hors norme n’existe pas)

Avec le Supremo, comme rarement, la séparation des informations prennent place dans un rapport espace / temps si parfaitement naturel que des duretés d’enregistrement (où que l’on considérait comme telles) disparaissent au profit d’une fluidité plausible et gouleyante, dans des variations d’attaques, de maintien et de fin de notes qui jamais ne se compliquent au sein de la masse parfois pourtant chargée, ainsi une Symphonie n°2 de Prokofiev par Walter Weller avec le London Philharmonic Orchestra enregistrée en 78 où tout dans ce qui pourrait facilement devenir un chaos épuisant est ici d’une parfaite limpidité, les cuivres nombreux, exacerbés se distinguant autant par leurs couleurs que par des grains de matière bigarrés et jamais ne venant écraser des cordes délicates ou des bois rigoureusemen différenciés pour livrer une lecture passionnante de rythme et de jeux de timbres de cette opus « de fer et d’acier » où clairement Weller, plus qu’un grand spectacle a cherché à délinéer les arrangements incroyablement complexes, chatoyants, subtils d’une œuvre intense, prenante, aux rythmes croisés et déstabilisants : Le Supremo révèle la formidable densité des dissonances de l’œuvre, déviées par la lecture de Weller décryptant avec une impensable assiduité l’équilibre quasi-chambriste (oui oui !) au point que malgré le déferlement motorique, rien n’épuise les sens où la perception, et seuls les plaisirs, émotionnel et cérébral mêlés, sont au rendez-vous.

 

Comprendre mieux que jamais via le Supremo l’aboutissement absolu du génial (je pèse mes mots) moment de Musique et de bénédiction qu’est l’album de Billie Eilish « When we all fall asleep, where do we go ? » laisse sans voix, contraint au silence les divers auditeurs qui assistent au spectacle car aussi bien la méticulosité millimétrée de la production d’une fécondité sonore qui hisse la gamine (17 ans !) au rang des plus grandes (Liesa van der AaBjork (pas toujours), St Vincent), inventivité obstinément au service du texte si superbement tissé, chanté, raconté, murmuré dans des détours d’impudicité par la jeune star, que sa présence sensuelle en devient troublante, limite dérangeante…

Bon sang, à 17 ans, oser psalmodier à l’envi lors d’une longue chanson les mots les plus difficiles à chanter au monde : « I love you », avec des intentions si étonnamment expressives et émotionnellement chargées qu’elle se propulse aux sommets du genre !

Pour notre bonheur le plus complet, le système Majestuoso / Supremo sublime notre lien au déroulement artistique sans faille, à la grâce, à la douleur sombre et à l’intelligence qui sont l’apanage des plus grands. C’est bouleversant.

Je crois que personne ne s’est remis de l’intensité artistique dévoilée devant nous liée à la perfection de chaque instant, où rien n’est en trop, pas une erreur, une faute, mais rien ne manque, rien ne pourrait être changé.

L’artiste et la technique de reproduction se rejoignent pour révéler l’essence créatrice pure.

L’expressivité du Supremo atteint ainsi les sommets du genre, le plaçant très probablement en tête des intégrés à transistors, sans tomber dans le pathos de beaucoup de ses confrères à tubes !!!!

 

L’écoute du live de 1999 récemment publié de Paul Bley avec Gary Peacock et Paul Motian « When will the blues leave » - quel beau disque soit dit en passant -, révèle tout de la complicité intègre des musiciens les uns envers les autres, on « voit » qu’ils s’écoutent, s’observent, choisissent parfois le silence où le bruissement tant ils sont attentifs aux idées de ou des autres, on a l’impression qu’ils improvisent un certain nombre de leurs interventions, jouant plus sur l’amitié que sur les répétitions, ouvrant des espaces permanents au camarade de l’instant musical. Je pense en particulier à Gary Peacock, discret et réservé comme rarement.

J’avais cru lors d’une précédente écoute que le piano était, sur une partie de son ambitus, un peu dur et disproportionné pour m’apercevoir que non, pas vraiment ; là encore je pense, le magistral système Majestuoso / Supremo sépare mieux l’instrument de la réverbération. Le Supremo toutefois ne résout pas un choix de captation et de mixage qui sculpte une dimension très improbable de la batterie, mais qu’importe car il sublime la légèreté du toucher de Motian, affinée comme jamais, cette façon de frapper tout en effleurant, stopper le temps tout en procurant une autorité (grosse caisse puissante et à fond de tempo mais si clairement timbrée) et une chorégraphie qui n’appartiennent qu’à lui et font de son jeu l’un des plus aériens qui soit…

Le Supremo est un champion du swing et du phrasé.

 

Le Supremo sait forger le fer sous le feu avec la puissance d’un Vulcain, prendre possession de l’espace avec l’aplomb d’un Rodin, esquisser de délicates ondulations avec la sensibilité d’un Wang Xizhi, sinuer avec la puissance paradoxale d’un Dominguín, frémir comme la lèvre amoureuse de Cio-Cio San ou voler avec la grâce des corps émouvants, tel un Noureev du son : il réunit les extrêmes avec pour avantage face à de rares challengeurs d’être encore facilement logeable et pas totalement inaccessible.


un long fleuve tranquille


La gamme est variée, lecteur réseau sans ou avec convertisseur, amplificateurs, et même un petit tout en 1.

 

Une ballade sur l’autoroute de la musique commence avec le D2 (environ 2 500 €) pour aller jusqu’au X1 (14 000 €)

Au milieu, il y a le M1 (2 500 €), un tout-en-un remarquable, joli et chantant, qui donne accès à la facilité d'utilisation Lumïn, sa formidable cellule de streaming et n'a besoin que d'une paire d'enceintes pour laisser la musique s'exprimer.

Très belle association avec Davis Krypton 6 par exemple pour un ensemble élégant, ludique, tout en verve joyeuse...

 

De notre côté, nous utilisons depuis des années et sans le moindre souci un U1, qui est un Transport réseau (Drive) pur, pas de DAC incorporé : les performances inouïes de Lumïn en lecture réseau mais ouvrant sur le DAC de votre choix via 2 x USB et des sorties S/PDIF toutes aussi performantes les unes que les autres.


murs de fondation


On retrouve cette même capacité à charpenter l’espace musical, étayer la pièce d’écoute et délivrer le panthéisme artistique au naturel dans toute sa splendeur organique, son assiduité incarnée, sa bouleversante authenticité.

L’ekphrasis est très difficile à ce stade : comment en effet raconter la sensation rassurante de revenir aux fondations, voire au cœur magmatique de la planète, au noyau de notes qui semblent sereinement sortir du sol tel un arbre majestueux, croître, verdoyer, fleurir et disséminer passionnément les pétales iridescents dans la caresse du vent avant de s’évanouir dans les feux du soleil…

Aries Cerat, c’est ça : une énergie fondatrice, la sève et la sublimation.

Sensations et émotions maximales, Aries Cerat vous invite dans le lieu du spectacle de votre choix, à une place VIP…

C’est une expérience sans équivalent, réservée uniquement à ceux qui aiment la musique par le cœur, les entrailles, un contrat viscéral.

Evidemment je n’ai ni facilement les moyens ni surtout la place de faire entrer ces monstres délicats chez staCCato mais peu importe puisque nous travaillons en étroite collaboration avec mon collègue 080 à Paris qui a pris de magnifiques paris sur la capacité des amateurs de musique vraie à rejeter les a priori.

Donc si vous êtes mélomane en recherche d’une forme d’absolue, je vous convie à envisager sérieusement ces extraordinaires instruments et prendre rendez-vous chez 080 ; nous pouvons même aller les découvrir ensemble si vous êtes timide.


Allez hop, musique…


… Eh oui, vraiment : musique !

 

 

J’ai lancé en premier un nouveau titre de Juana MolinaLas Culpas II, totalement à fond dans l’univers planant et déjanté de l’artiste.

L’Aeolos installe l’exacte sensualité, matinée d’humour, de la dame, très émouvante compréhension de son univers, des inflexions fines et variées, une suite de timbres ouverte et cohérente. Admirable profondeur également, en scène sonore comme en densité ainsi que, sur quelques effets sonores, une présence affirmée avec un beau grain.

 

Je vais continuer sur la lancée féminine, Sinéad O’ConnorSt Vincent et la version « MassEducation » de Savior. Grave erreur, je vais avoir du mal à refouler les larmes : cet ampli est vraiment voluptueux et incarne avec cœur ces dames suprêmes, et le désespoir délicat de la géniale Annie Clark, intégralement exposé par la chaîne alors installée, est bouleversant.

Pour autant, je ne sens pas de surplus de complaisance « tubesque », de paresse arrangeante, de timbres au miel. Un poil de courbure dans le bas, peut-être, une souplesse trop cambrée, un rien de confusion sur les forte qui me surprend parce que théoriquement on ne tire guère sur les étages de puissance avec les enceintes alors installées. Passer en mode pentode ?

Non, je préfère me méfier de mon meuble de fière apparence mais passablement résonnant quand même et place des supports Franc Audio sous l’Aeolos ; d’accord ce n’est pas donné, mais ça vaut le coût parce que ce que j’entends propulse l’Aeolos et les supports à une altitude que peu d’amplis connaissent !

Le prix d’Aeolos ? Je préfère ne pas le dire, vous allez croire que c’est une blague. Fabriqué en Europe, les amis…

 

Nous avons peu de temps après adopté Aeolos Ultra, qui a le mérite d’être plus universel car plus puissant, mais aussi clairement plus riche, justifiant sans peine les 1000 € supplémentaires. Sachant que la différence ne tient pas qu'aux tubes mais aussi aux composants internes.

 

Sur la même configuration, nous procéderons à des essais de passage mode triode vers pentode (ultra-linéaire ?). Curieusement, les allers-retours engendreront des divergences de réception chez les interlocuteurs présents ; ce n’est pas fréquent, en général tout le monde est vite d’accord. Toutefois, à l’arrivée les votes pencheront vers le mode triode, plus aéré, plus respirant, plus souple, mais aussi un peu moins tenu, moins ferme. Le swing, les variantes d’accents fins, les déliés de notes et la sensibilité tendent en faveur de la position triode, avec possiblement sur des récepteurs très pointus, un soupçon de mansuétude aussi. Autrement dit, la position pentode n’est pas du tout rédhibitoire, loin de là. N’oublions jamais le prix de l’appareil : 3 790 € ! Je parle de l'Ultra.

 

Au début je préférerai personnellement le mode pentode dans ma pièce difficile en passant sur des Mulidine Cadence. Le moelleux élégant du Tsakiridis Devices Aeolos Ultra (eh oui, je l’ai réécrit en entier) constaté préalablement pouvait approcher sur les Cadence d’une bienveillance raffinée certes, un rien déboutonnée toutefois. Et surtout, sur certains forte, on arrivait à une limite de tenue qui me plaît moins, pas insupportable évidemment ; or, je le répète, ma pièce est très très énergivore. Mais c’était au début. Car entretemps, le rodage a fait son travail… et là…

Un rapide essai des deux propositions de contreréaction sur les Cadence ne m’apprend pas grand-chose, l’action est faible et naturellement en faveur de Low Feedback ; la différence entre les deux positions donnant l’impression d’un écart de l’ordre d’1,5 dB, il ne fallait pas non plus s’attendre à un conflit. On est loin de l’approche avec et sans sur un ppfff VAN où l’écart atteint 9 dB.

 

L’écoute sur les Cadence alors ? Franchement, c’est beau ! Riche et juste, avant tout !

A défaut des attaques les plus réactives qu’on ait pu connaître sur nos rares références, il y a du mordant sur les notes tendues, les frappes des touches de piano ont de la densité, sans vrouiller… Hum, oui c’est un néologisme. Pour décrire la sensation hélas fréquente en hifi que les instruments sont dépourvus de variation des fronts d’attaque, la note tourne sans affirmation. Grâce à l’Aeolos, les cuivres resplendissent, les violons sont boisés mais bondissants, la batterie et la basse percutante de Primus parfaitement différenciées, le tout dans un bain de timbres parfaitement cohérents, pas les plus riches de la planète mais parmi les plus affirmés et à leur place eu égard au prix et même au-delà ; l’écoute de la très rafraichissante récente version de Petrushka par Gergiev (jamais je ne me serais attendu à donner du « rafraichissant » à Gergiev) avec le Mariinsky est particulièrement édifiante, l’approche de la star russe consistant précisément à habilement dégager les couleurs de chaque pupitre dans une approche rythmique intelligemment sinueuse par ailleurs.

Sur des musiques qui cognent un peu plus, enfin, je veux dire qui assènent un « gros son », tel le Primus précité ou Tom Morello : Atlas Underground, on est surpris par la plénitude, la solidité physique du petit Tsakiridis Devices.

On ne va évidemment pas tomber à terre renversé par des coups au plexus, mais les impacts dynamiques et rythmiques montrent une capacité énergétique qui mettrait à mal moult amplis - y compris à transistors - plus coûteux, dans le même exercice.

 

Bien !

 

Si l’Aeolos base (donc pas Ultra) est un rival direct du vénérable Jolida JD303, que dit la comparaison entre les deux ? A tubes égaux, bien sûr.

La qualité perçue de la réalisation est un peu en faveur du petit grec par la noblesse des matières et du montage.

En termes d’expressivité, l’un et l’autre se valent : rigueur et tension un peu supérieures sur le Jolida, une souplesse de Salomé et un rayonnement de timbres en faveur du grec ; l’humanité est au rendez-vous des deux appareils, évitant l’un comme l’autre de tomber dans la bête « chaleur » du tube synonyme de boursouflure d’édredons et de transparence variable.

Le bas du spectre est insensiblement plus véloce, nerveux sur le Jolida mais aussi parce que Jolida a fait le choix de ne pas laisser descendre inutilement son JD, là où le Tsakiridis Devices semble vouloir explorer plus bas, au dépend d’un parfait contrôle à bas niveau. Les forte sont possiblement mieux tenus sur le JD, sans doute aussi parce qu’ils sont un peu moins « libres » … Toutefois, quand les deux appareils sont placés sur les supports Franc Ceramic, ou des B1, ou sur un support de qualité, les forte deviennent comparables avec parfois l’impression d’une puissance subjective un peu plus élevée sur le JD, face à un épanouissement physique légèrement plus plein sur l’Aeolos.

 

Match nul à l’arrivée.

 

Pour une fois qu’un appareil à tubes n’est pas anéanti ou relativisé par une comparaison avec le JD, même à plusieurs fois son prix, je suis conquis. Or le petit grec est même un peu moins cher.

 

Mais, depuis est arrivé le vaillant Hermès !

à suivre ici :

https://www.staccato-hifi.fr/blog/marques/sources-numeriques-et-amplis/tsakiridis-hermes/


résultat :


Plus haut, je disais que la musique était au rendez-vous, quel que soit le modèle de la gamme.

 

Oui, absolument, écouter c’est s'en convaincre sans effort.

A condition de considérer (ne riez pas, c’est souvent mal perçu) que le naturel est fondamental dans la reproduction musicale.


En progrès incontestable par rapport aux DAC intégrés dans les lecteurs précédents sans renier la filiation, l’ADN qui avaient mis à mal la grande majorité des références mondiales beaucoup plus coûteuses, il est évident que les Eera restent en haut du podium côté musique, et font encore plus de tort à l’absence de concurrence côté rapport musique/prix…


Car, bien évidemment, pendant que nous attendions avec abnégation les machines promises, maintenus en haleine par une brève écoute de prototype de ci de là, nous ne nous empêchions pas de chercher des réponses éventuelles dans la pléthore anarchique de propositions diverses qui inondent les pages des revues papier ou internet. Sans grand succès : d’honnêtes compromis dans le meilleur des cas.


Quel soulagement depuis l’arrivée de ces nouveaux joujoux choyés comme d’habitude par leur grincheux géniteur.


Si on retrouve le caractère paradoxal des lecteurs Eera, à la fois autoritaire et raffiné, en quoi la personnalité des Eera a-t-elle subtilement évolué ?


Considérons l’Andante par exemple. A la richesse fourmillante d’un Intégral de naguère, il ajoute une délicatesse d’articulation sensiblement supérieure, un modelé tout en douceur affirmant des timbres superbement délinéés ; et ces souplesses de ballerine libèrent des entrechats rythmiques plus frémissants encore, laissant entrevoir le monde chatoyant des musiciens sans jamais vous jeter du détail par extraction à la figure, chaque infime embryon de frisson, de couleur, de vibration pétillant à sa place dans le maelstrom musical. La fluidité prime, jamais entachée par la moindre erreur tonale ou dynamique. C’est déjà du très très haut de gamme, et nous ne nous sommes pas privés de le comparer à de bien plus ambitieux que lui, dimensions, muscles technologiques bombés, chouchous des chroniqueurs voire même de quelques amis de la profession, et les références se sont soit fait remballer, soit en tout cas ont piteusement cachés l’étiquette du prix.


Le Majestuoso fonde son aristocratie sur cette même délicatesse avec évidemment une transparence et une présence accrues et on arrive à ce moment merveilleux dans l’absolu mais frustrant pour certains où la proposition musicale fait totalement oublier la technique, clôt le débat du numérique et vous propulse sans heurt dans le plaisir fondateur de la hifi si souvent oublié : vivre votre musique…

Et c’est bien le meilleur compliment qu’on puisse faire.

Le Majestuoso distille une quantité peu imaginable d'informations quasi-moléculaires ou de l'ordre de l'atome, sa résolution est franchement exceptionnelle, bien sûr sans jamais devenir une écoute au microscope, car ce foisonnement sorcier rend hommage à toutes ces petites pépites ou gemmes qui font pétiller la musique vivante, la sensibilité artistique, la vérité de l'histoire.


Alors, parmi les meilleurs DACs du monde ?

De tous ceux que nous avons écoutés sur le critère du pur respect de l’expressivité musicale débarrassée de toute frime inutile : oui, absolument oui !

A ce stade d’affirmation, nombreux sont ceux qui hausseront les épaules en ricanant. Si si, il y en a qui ricanent : « Comment ? Quoi ? On voudrait nous faire croire qu’une toute petite équipe dans son coin pourrait faire mieux que des gros groupes aux moyens colossaux, parfois réputés jusque dans le domaine professionnel ? »

Eh oui !

Peut-être une petite équipe passionnée et attentive, ne déviant pas de sa recherche initiale, évite-t-elle précisément la surcharge inutile des circuits, la complexité craintive ou l'idéal théorique pour au contraire atteindre à une simplicité beaucoup plus ardue. Ne dit-on pas de grands artistes qu’ils ont mis des années à épurer leur art ?

Suétone a écrit : « on raconte que, lorsqu’il écrivit les Géorgiques, Virgile avait coutume de dicter tous les jours un grand nombre de vers qu’il composait le matin, et passait ensuite le reste de la journée à les réduire à un nombre infime, observant avec humour qu’il léchait son poème comme une ourse lèche son petit et lui donnait peu à peu sa forme définitive. »

Ben un Eera, c’est un peu ça !



Le ST200 Signature n'a pas d'équivalent sur le marché, tant son rapport qualité / utilisation / prix est exceptionnel.

Polyvalence et facilité d'utilisation, soit streamer internet direct (radios internet mais aussi Tidal, Qobuz streaming ou autres), soit pilote d'un disque dur ou un NAS en procédure DLNA ou UpNP, etc..., cet appareil ludique est muni d'une excellente section DAC et aussi d'une vraie section préamplification (par opposition à un simple ampli-op numérique pour régler le volume) munie de 2 entrées analogiques, 3 entrées numériques sans compter 2 x USB indépendantes et bien sûr la lecture réseau via RJ45 ou wifi, qui vous permettra de brancher le ST200 Signature directement sur un bloc de puissance !

Mais si vous voulez allez plus loin, rien ne vous empêche de passer par un DAC externe.

 

Pas envie de vous embêter à accumuler les boiboites ? Pensez SDA200 Signature.

C’est un ST, autrement dit un lecteur de réseau décrit ci-dessus, mais qui inclut un amplificateur.

Et c’est impeccable. Par certains côtés, la restitution musicale est presque plus immédiate qu’un ensemble séparé, une fluidité exceptionnelle, une évidence naturelle, c’est vraiment une réussite.

Peut-être parce que les liaisons sont réduites, le synoptique de ce genre d’intégré ne consiste évidemment pas à introduire au chausse-pied deux appareils dans un même châssis mais bel et bien de retirer les doublons du schéma et concentrer les qualités.

Pas envie d’accumuler les câbles, envie de simplicité d’emploi, envie d’une seconde chaîne ? SDA200 Signature !

 

Croyez-moi vous ne serez pas frustrés musicalement !


Et si à un moment où un autre vous prend la tentation quand même d’écouter vos CD à l’ancienne, eh bien vous pourrez rajouter un lecteur CD « transport ». Ça tombe bien, Atoll en propose deux modèles : les DR100 et 200 Signature.

 

En outre, autour de ces supers petits bolides à prix modiques, nous allons concocter des combinaisons, des propositions spéciales, affinées, accompagnées de conditions optimisées pour vous.


accuphase


Japon

 

Une icône chez les iconoclastes ?

 

Eh bien oui !


Quand bien même il est rare qu’une marque consensuelle, réunissant tous les suffrages, soit à la hauteur de sa réputation, on peut envisager que ça arrive, n’est-ce pas ?

D'autant que celle-là concentre vraiment tous les enthousiasmes, une référence incontestée, une place à part dans le chœur des louanges !


Notre élue s’appelle donc Accuphase, et puisqu’il faut bien trier, nos choix s’étaient d’abord portés sur un couple :

 

- Lecteur CD/SACD/USB DP550

- Amplificateur intégré E600



C’est la sortie de ce superbe dernier qui nous avait décidés au départ.

Il est désormais remplacé par le E650. Et le DP550 par le DP560 puis 570, oui, c’est juste. Il y en a qui suivent, c’est rassurant.


On va éviter le petit refrain sur la qualité de fabrication (mais quand même, en déballant les objets, on est ému tant la barre est haute) ; on ne va pas en rajouter sur la fluidité de la reproduction sonore alliant idéalement l'autorité d’un hoplite à l'agilité d'un peltaste, resplendissement wagnérien et délicatesse debussienne, tenue irréprochable, subtilité lyrique sensuelle, équilibre parfait ; ni enchainer sur la suite de la longue liste des louanges, et on vous va plutôt vous inviter à venir juger par vous-mêmes sur des enceintes hors du commun.

 

Ou sur les vôtres, parce que, vue la santé des objets, on n’a rien à craindre.


accuphase donc


Nous avions également intégré le

- DAC DC-37...

... Epoustouflant.


Des DAC, ça faisait des années qu’on en écoutait parmi les plus réputés et coûteux de la planète pour un résultat qui nous inspirait dans le meilleur des cas un haussement d’épaules et dans le pire une colère pas vraiment saine contre les crétins du monde entier qui les plébiscitent.

Le DC-37, à peine sorti du carton, froid, branché rapidement derrière un Lumïn, nous a estomaqué par… Par quoi au fait ?

La justesse rythmique. Tout simplement.


Je développe un peu ?


Le premier point qui a frappé les esprits dépendait des personnes présentes ce jour-là, mais à l’arrivée tout le monde était d’accord : sacrée bécane quand même !


Ce qui m’a personnellement marqué d’emblée, c’est l’autorité de la restitution ! Cette sensation que la pièce est mieux tenue, bloquée par l’énergie délivrée, plus aucune tonique, plus de résonnance, une assurance de rocher et une incarnation frémissante, une ballade permanente entre délicatesse et vigueur, une rapidité supérieure et une façon si bouleversante de matérialiser les timbres dans l’espace, et puis ces petites choses plus compréhensibles dans le sfumato, un modelé plus habité et une ardeur rythmique tonifiante. Ce n’est pas le terrain sur lequel j’attendais Accuphase et suis d’autant plus ravi de la surprise.


Une remarquable machine !


Enfin un challenger qui tenait la route face à nos chers Eera (qui ont beaucoup évolué depuis et repris la main)

 

La claque existentielle donnée par le DC950 est décrite dans un autre article de ce même site :

http://staccato-hifi.fr/Blog_marques_sources%20et%20amplis_accuphase%20DC950.aspx#liste


Remplacé depuis par le DC1000, qui pousse encore plus loin la plénitude habitée des silences, entre autres gains. Mais attention, la rencontre avec le DG68 pourrait faire douter.

 

CF l’article suivant :

https://www.staccato-hifi.fr/blog/marques/sources-numeriques-et-amplis/accuphase-dg68/


quelques références


Ensuite (je les décris chronologiquement, pas hiérarchiquement) apparaît opportunément :


-    L’amplificateur intégré E370, remplacé depuis par l’E380. Le même, en plus subtil encore. Etait-ce possible ? Oui, il semble que oui.


J’ai longuement hésité à introduire l’E480 dans la collection du fait qu’il est assez proche de l’E650 en prix, un peu moins riche mais plus large d’emploi par une puissance affichée supérieure…


Heureusement, l’E380 vient résoudre doutes et interrogations par son placement intermédiaire, son rapport qualité/prix idéal et sa pertinence musicale manifeste.

 

On en a pourtant écouté des amplificateurs à transistors dans cette catégorie de prix. Mais retenu aucun jusqu'à présent.

Et les E370 puis E380 sont arrivés.

 

Dévoilant un Accuphase dans toute sa noblesse sitôt qu’on le déballe (qualité de fabrication qui ne connaît guère d’équivalent, respect drastique des normes, universalité d’emploi par une connectique complète et couvrant de larges possibilités, enrichies d’options via ajout facile d’une carte DAC et d’un module Phono MM/MC), il ne faut pas longtemps pour comprendre que la nouvelle cuvée prouve un progrès constant et sans aucun compromis. C’était le cas pour l’E650, ça l’est clairement pour le 380.

 

Disponible, franc, facile à vivre, cet intégré finalement pas très cher (compte tenu de sa richesse musicale, sa méticulosité expressive et sa qualité de fabrication) surprend par un flegme jamais pris en défaut même sur de violents forte, associé à une capacité de réactivité qui laisse pantois quand le message est endiablé ou les attaques cinglantes.


Après de longues heures d’écoute, on constate qu’on ne le prendra pas en défaut, rien ne vient heurter le plaisir, les timbres sont naturels, le swing impeccable et disert, transparence, modulation et dynamique tenues et d’une cohésion d’autant plus touchante qu’elle respecte l’ambitus large de l’appareil.


La maîtrise rassurante du propos, le refus de l’esbroufe sans pour autant devenir machine austère ou destinée à des mélomanes pointus et intraitables : l’universalité sans choisir la facilité de la simplification arrangeante.


Bref, quand on l’écoute, on ne se pose aucune question : la musique coule, se déroule, vit sa vie sous nos yeux et oreilles conquis…

 

De biens beaux atouts, une agréable nouveauté qui semble aller de soi, sans déroger à notre intransigeance parfois obsessionnelle…

 

 

Un petit mot sur l’E480 ?

 

De l’E380 il conserve la vocalisation souple et enchanteresse, mais il ajoute un aplomb supérieur sur des enceintes gourmandes ou complexes à charger. Un gros cœur, une réserve tranquille d’énergie ne font pas un trou colossal avec l’E380 (mon chouchou ? Je me demande) mais lui octroie une probité légèrement supérieure et une disponibilité totale dès que le message se complexifie ou l’enceinte l’embrouille.

 

Allez un petit dernier (pour le moment). Le DP450, lecteur CD d’entrée de gamme, à dire vrai le seul puisque les autres lecteurs de la marque sont CD/SACD.

Quand notre ami David est venu me faire découvrir cette nouveauté, j’ai accepté par curiosité, n’étant pas spécialement en recherche de lecteurs CD, heureux avec ce que j’avais et pas très inquiet de développer les propositions, plutôt heureux de mon rapport avec la dématérialisation.

Mais voilà : nous avons écouté le DP450 et j’ai craqué.

C’est bien simple, il est tout simplement meilleur qu’un ancien DP550 - pourtant plus haut de gamme - sur la plupart des critères qui contribuent à l’expression musicale, à commencer par le sens du rythme ou du swing. Admirable déploiement de timbres, cohérence idéale, souplesse du phrasé, élégance du verbe… Que puis ajouter ? Rien.


Ah si : la connectique du DP450 étant très complète, il ouvre la porte sur des drives extérieurs, lecteur de réseau, ordi etc… pour rejoindre les deux mondes !

Que demander de plus, surtout à ce prix qui honnêtement est une aubaine, quoi qu’en pensent les grincheux ? Rien. Décidemment

 

Un petit mot sur les éléments séparés ?

Je considère sans aucune réserve l’A75 comme un des amplis les plus fondamentalement justes que je connaisse, au milieu de tant d’insupportables frimeurs inutiles.

Et le C2900 comme un vrai must. Mais bon, ça commence à compter…

 

Nouveau magasin, nouvelles propositions, philosophie inchangée.

 

J’ai rarement fait aussi court. C’est beaucoup moins drôle quand on tombe sur des objets reconnus qui ont réellement quelque chose à dire.


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