aurorasound

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la perfection du naturel

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Aurora Sound
 


Japon


 

C’est toujours agréable et si rare l’impression d’avoir en main une référence, pas de celles qu’on nous assène à longueur de pages, bien sûr : celle que l’on ressent comme une évidence.

C’est le cas avec le… quel qualificatif choisir ?… Aucun, ça nous changera !
C’est le cas, disais-je donc, avec le préamplificateur MM/MC Vida (Vinyl Disk Amplifier) d’Aurorasound, conçu par un vrai passionné, de musique.

Un double boîtier (alimentation séparée) sobre, quelques réglages très simples, des versions personnalisables selon la cellule proposées sur commande spéciale, une technique propriétaire et  l’emploi de transfos Lundahl notamment pour la partie MC, etc…


Quelle importance que cet exposé technique, n’est-ce pas ?

Le résultat est un appareil qui s’oublie très vite en trouvant une place naturelle dans le suivi musical.
Que ce soit en MM ou MC, on trouve (bon certes au bout de quelques heures de rodage quand même) des qualités identiques et uniques tout en collant au plus près à la personnalité des cellules (essais menés sur des Ortofon 2M et Cadenza, une Lyra et une Shelter).

Ce qui surprend en premier lieu, c’est la gestion du (des) bruit(s) de fond, notamment le bruit de surface des vinyles qui semble avoir complètement disparu, ou en tout cas être si maitrisé qu’on pourrait se demander si cette étonnante gestion ne se fait pas au détriment d’une partie du spectre.
Eh bien non, absolument pas : la restitution est stupéfiante de précision dans tous les registres, d’un grave totalement tenu (avec un ensemble platine/bras/cellule rigoureux s’entend) à un aigu subtil, puissant et évidemment dégagé de toute brillance inutile, étonnamment mate ou superbement lumineuse au gré des disques, d’une expressivité bouleversante intégrant une gestion tout en nuance d’une dynamique parfaitement naturelle, le tout servi par une douceur, un moelleux, et une absence totale des distorsions pourtant facilement excitables en lecture vinyle.


Je ne vais pas vanter les timbres, le phrasé, le filé, etc… toutes données appartenant nativement au vinyle si ce n’est pour dire qu’avec le Vida, elles sont sublimées, sans pour autant jamais avoir la sensation d’une exagération, du plus beau que nature, du racolage si fréquent dans les installations vinyles.


Avec le Vida, tout paraît juste, tout simplement, ou en tout cas au service exclusif de la personnalité de la base lectrice.


Un must qui va faire du tort à des objets nettement plus coûteux, une fois de plus chez staCCato.