Janvier 2014
Ça y est, j’ai reçu ma Prime de nouvelle année.
Mes Prime même, ces drôle d’objets venus de Grèce, nés du génial Manolis, le patron de Tune Audio.
On a pris un peu de retard suite à des hésitations sur les choix de finition, puis je devais faire des travaux que je n’ai toujours pas faits (la poussière, le déménagement, pas envie), puis je manquais un peu de place.
Mais voilà, elles sont là, et je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager le plaisir même si à l’évidence on est partis pour un bon moment de rodage. D’autant plus long que, en magasin, on ne peut pas les laisser branchées tout le temps, mais entre deux démos sur d’autres enceintes.
Qu’importe, même pas rodées, il ne faudra pas longtemps pour déterminer si on est prêt ou pas pour ce genre de restitution directe, engagée, d’une verve radicale qui procure le délicieux frisson d’une présence incarnée des musiciens.
Enceintes à pavillon débouchant vers le sol et prévues pour être placées près d’un mur, je craignais un peu d’avoir du mal à les accorder dans le grave, eh ben pas du tout, même loin d’un mur, le grave est ample, profond, puissant et précis, dépendant évidemment directement de l’ampli.
Une douceur générale qu’on n’attend pas forcément de ce genre d’engins à rendement élevé, des timbres lumineux et variés en dépit du manque de rodage perceptible sur les forte.
C’est clairement sur les passages plus faibles, voire subliminaux, qu’on comprend sans hésitation l’apport incomparable de ce style de charge : l’intensité physique tient jusqu’à des niveaux infimes, où les autres enceintes amaigrissent, désincarnent les musiciens et perdent l’équilibre tonal.
Une expérience à vivre, une enceinte à pavillon compacte, logeable, d’un raffinement extrême, totalement débarrassée des coquetteries de cette technologie, à réserver aux meilleures électroniques et aux mélomanes ayant le sens du vivant, refusant la joliesse factice de la muzak proposée par la hifi des magazines.