France, fabriqué en France
Marseille est une ville formidable !
Cosmopolite, contrastée, sombre ou lumineuse au hasard des détours dans des ruelles animées et bruissantes, toujours changeantes.
Marseille est aussi la ville bénie où sont nés les Eera ! Ils n'en ont gardé que la lumière ; mais une lumière tout en nuance et finesse, une transparence de cristal, sans artifice, sans recherche d'effet, une lecture soyeuse, huilée, un sens du phrasé, du lien, de la mélodie, un refus du racolage hi-fi ou du spectacle vite harassant…
Bref, une vision féminine (dans le sens inspiré du terme : Romain Gary écrivait dans " les Racines du Ciel " : une certaine féminité extrême, avec ce que cela suppose d'intuition et de sympathie, c'est à mon sens ce qui approche le plus de la véritable intelligence…), nonobstant ce singulier aplomb des fondamentales, ce panache permanent, cette densité noble qui charpente la note autour d'un noyau, définit au mieux la substance des instruments ou les perles de la chair. Très beau !
Et puis ce qui ne gâche rien, la présentation des appareils est d'une sobriété idéale.
Alors, les meilleurs lecteurs CD du monde ?
De tous ceux que nous avons écoutés, (et ça en fait vraiment beaucoup, parmi lesquels de vraiment illustres et inabordables, que nous avons refusés en le regrettant parfois, tenant compte de leur prestige hélas peu mérité !) sur le critère du pur respect de l’expressivité musicale dégagée de toute frime inutile : oui, absolument oui !
A ce stade d’affirmation, nombreux sont ceux qui hausseront les épaules en ricanant :
« Comment, on voudrait nous faire croire qu’une toute petite équipe dans son coin pourrait faire mieux que des gros groupes aux moyens colossaux, travaillant parfois même dans le domaine professionnel ? »
Eh oui, peut-être une petite équipe passionnée et attentive, ne déviant pas de sa recherche initiale, évite-t-elle précisément la surcharge inutile des circuits, la complexité craintive pour au contraire atteindre à une simplicité beaucoup plus ardue. Ne dit-on pas de grands artistes qu’ils ont mis des années à épurer leur art ?
On constate souvent, à l’observation de lourdes machines prestigieuses, l’empilement de circuits tous plus alambiqués les uns que les autres, chacun destiné à corriger des aberrations engendrées par le précédent.
Ou même à redresser un signal considéré comme tordu dès la lecture. Dans certains lecteurs, le signal traverse jusqu’à trois ou quatre convertisseurs à la queue leu leu sous prétexte de meilleur filtrage. D’accord mais que reste-t-il du signal à l’arrivée ?
Eera prend un total contrepied de tout cela : un parfait contrôle du flux par un reconditionnement unique de la mécanique, puis une simplification optimisée du schéma sur le parcours du signal. Ce qui n’est pas une sinécure car il faut un contrôle total des alimentations, une maîtrise absolue des composants et leur dérive et une optimisation de chaque sous élément qui entoure cette épure ! Un tour de force assidu.
Suétone a écrit : « on raconte que, lorsqu’il écrivit les Géorgiques, Virgile avait coutume de dicter tous les jours un grand nombre de vers qu’il composait le matin, et passait ensuite le reste de la journée à les réduire à un nombre infime, observant avec humour qu’il léchait son poème comme une ourse lèche son petit et lui donnait peu à peu sa forme définitive. »
Ben un Eera, c’est un peu ça !
Ah oui, pour faire taire les ignorants qui racontent n’importe quoi : un lecteur Eera est le résultat d’une étude intégrale partie d’une page blanche : tout, absolument tout, de la gestion de la lecture, la récupération des flux, les évolutions considérables de la mécanique, les alimentations sophistiquées, les étages de conversion particuliers et les étages finaux, a été conçu par Eera et appartient à Eera.
A faire écouter à tous ceux qui veulent croire que le lecteur CD est d’ores et déjà battu par les fichiers informatiques. La plupart des lecteurs CD, peut-être. Pas les Eera. Quelles que soient les solutions employées !
Et croyez-moi, on y travaille !
Une dernière raison de jubiler ? Classic One, Essentiel, Intégral ou Tentation sont des machines dont le prix est un vrai prix ! Autrement dit, elles ne craignent absolument la comparaison avec des objets beaucoup - voire scandaleusement – plus coûteux !
Parce que, de la validité des prix en haute-fidélité, il y aurait beaucoup à dire !
D'où sans doute la rareté des points de vente de ces machines ruinant les espoirs de fabricants ambitieux : on choisit de représenter Eera par éthique, pas par mercantilisme !
Eera donne l'occasion de s'en rendre compte !
Une découverte tardive, parce que j'avais un peu des a priori… Comme quoi…
Eera a choisi de garder pour sa gamme d’appareil une hiérarchie constante : les appellations DL-1, 1.5 et 2 ont donc connu de nombreuses évolutions à travers les années. Pour éviter les confusions, les machines de Didier ont d’abord été estampillées d’un millésime sur la face arrière (par exemple pour le DL-2 à V3.1 / 2009) et ont enfin été totalement rebaptisées à l’occasion d’une amélioration significative des circuits.
Ah oui, une petite info dans le creux de l’oreille. J'étais si séduit par l’ardeur jubilatoire de ces sobres objets (qui m’aident enfin à faire un tri drastique sur mes étagères) que papa Eera avait concocté pour nous faire plaisir une série limitée sur souscription, l’Autographe, issue de l’étude du prototype ultra haut-de-gamme Epure. Ça vous dit ? Pas de problème, c'est devenu un modèle de la gamme.
Eera : les lecteur qui rompent le vieux débat stérile CD contre vinyle !
Du moment que l’émotion est au rendez-vous…